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57e jour du procès AEG : déposition vidéo du Dr Scott Saunders

Juillet

Jackson contre AEG - Jour 57 - 26 juillet 2013 - Résumé

(source : ABC7 sauf indication contraire)

Déposition vidéo du Dr Scott Saunders

L’avocat Adam Hunt a mené l’interrogatoire.

Le Dr Scott Saunders est diplômé de l’université Brigham Young (1997) et a fait ses études de médecine à l’UCLA. Actuellement, le Dr Saunders travaille au Buellton Medical Center avec le Dr Barnie Van Valin. Il y a aussi la Dre Debra Weinstein, qui travaillait à l’hôpital Santa Ynez Valley Cottage Hospital.

Le Dr Saunders tient un blog intitulé « The Love Triangle ». Publié le samedi 10 septembre 2011 : « J’avais un ami, Michael Jackson, qui était très seul parce qu’il n’aimait pas. Il y avait très peu de personnes en qui il pouvait avoir confiance et qu’il pouvait aimer. »

Hunt a demandé comment ils étaient devenus amis. Le Dr Saunders a dit que MJ l’avait invité dans son ranch. Il ne se souvenait pas quand, mais c’était il y a moins de 15 ans.

Hunt : MJ est-il déjà venu vous voir pour un traitement médical ?Dr Saunders : OuiH : Pour quoi ?Dr S : Je ne me souviens pas

Il ne se souvenait pas non plus quand MJ était allé le voir. Le Dr Saunders a travaillé au Buellton Medical Center de 1998 à 2003, et a vu MJ durant cette période.

Dr Saunders : J’ai reçu un appel téléphonique d’une femme qui a refusé de s’identifier et qui m’a demandé si j’accepterais de faire une visite à domicile. « Et j’ai dit oui et elle m’a donné l’adresse », a dit le médecin.

Hunt : Avez-vous soigné MJ ce jour-là ?Dr Saunders : Oui. « Il avait une infection des voies respiratoires supérieures », a dit le Dr Saunders.

Le Dr Saunders a dit qu’il s’était rendu en voiture à Neverland. Il y avait un kiosque à l’entrée de la propriété ; il a appuyé sur le bouton, a suivi une voiture jusqu’à une maison. Quelqu’un l’a fait entrer, et il a attendu à l’entrée pendant environ une demi-heure.

Dr Saunders : Quelqu’un, un homme, est venu au moment où j’étais sur le point de partir.Dr Saunders : Il m’a emmené dans une chambre. Il y avait un type allongé sur le lit ; il a dit : « Je suis Michael Jackson. »

Dr Saunders : J’ai dit : « Enchanté, monsieur Jackson. » Et il a dit : « Je suis malade. »

Le Dr Saunders n’a pas reconnu MJ dans l’homme allongé sur le lit. Il a dit que la pièce était sombre. Il y avait un clavier numérique sur lequel l’homme a appuyé sur une série de boutons et la porte s’est ouverte, a témoigné le médecin.

Le Dr Saunders travaille avec le Dr Van Valin, mais ne lui a pas parlé du traitement de MJ. Il a vu MJ et le Dr Van Valin ensemble. « Nous étions tous à une réunion au ranch de MJ ; nous avons regardé un film dans son cinéma », a dit le Dr Saunders. Il pense que c’était un film de Spider-Man.

Il y a eu d’autres occasions où le Dr Saunders a soigné MJ, mais il ne sait pas combien. Il a dit qu’il s’agit d’environ 10 fois, probablement moins de 25 fois.

Hunt : Pour quelles autres affections l’avez-vous soigné ?Dr Saunders : La douleur, c’est tout ce dont je me souviens

Le Dr Saunders a donné à MJ des analgésiques pour sa douleur. Il ne se souvient pas desquels.

Hunt : Vous souvenez-vous d’avoir donné du Demerol à M. Jackson ?Dr Saunders : Je ne me souviens pas

Le médecin a dit se souvenir d’avoir utilisé de la buprénorphine (Buprenex) sous forme injectable. Elle appartient à la même classe que les médicaments opiacés.

Hunt : Savez-vous s’il a bien reçu d’autres médicaments opiacés de la part de quelqu’un d’autre ?Dr Saunders : OuiH : Comment le savez-vous ?Dr S : Il me l’a dit

MJ a dit au médecin qu’il voulait arrêter les analgésiques.

Dr Saunders : Il a dit : « Je ne veux pas finir comme mon beau-père. »Hunt : Qui était son beau-père ?Dr Saunders : Elvis Presley

Le Dr Saunders a dit qu’il avait donné de la buprénorphine à MJ parce que c’est un agoniste-antagoniste opioïde, utilisé pour traiter la douleur mais qui a tendance à créer moins de dépendance.

Hunt : Michael Jackson vous a-t-il demandé spécifiquement de la buprénorphine ?Dr Saunders : OuiHunt : Les patients demandent-ils généralement un médicament précis ?Dr Saunders : Les gens qui prennent des analgésiques savent ce qui marche pour eux, alors oui

Hunt : Michael vous a-t-il déjà parlé de se faire poser un implant pour l’aider à traiter sa dépendance aux analgésiques ?Dr Saunders : Non

Le Dr Saunders a dit qu’il n’avait jamais entendu le nom du Dr Farshchian et que MJ ne lui avait jamais parlé d’un autre médecin se rendant à Neverland pour le soigner. Le médecin a dit qu’il avait donné des analgésiques à MJ. Il était allé aux urgences avec l’artiste à l’hôpital Santa Ynez Cottage. Il ne se souvient pas quand.

Hunt : Pourquoi y êtes-vous allé ?Dr Saunders : Il m’a appelé parce qu’il était tombé, je crois dans l’escalier, et avait un problème au pied.

Dr Saunders : Je crois que c’était un problème au pied. Je suis allé le voir, je l’ai examiné ; le pied semblait enflé. J’ai recommandé une radiographie et je l’ai emmené dans ma voiture. « Je l’ai aidé à entrer », a dit le Dr Saunders à propos de leur arrivée aux urgences, parce que MJ avait du mal à marcher. « Je ne crois pas être resté là-bas. Je suis probablement rentré chez moi auprès de ma famille », a témoigné le Dr Saunders.

Le Dr Saunders ne se souvient pas s’il a donné des analgésiques à MJ avant d’aller aux urgences.

Le Dr Saunders a dit qu’il était ami avec Michael Jackson. Ils parlaient de tout. « Il était plutôt seul et n’avait personne en qui avoir confiance », a dit le Dr Saunders. « Il m’appelait et j’y allais. »

Dr Saunders : Parfois, nous faisions le tour du ranch dans son Navigator en parlant, nous nous asseyions à la vidéothèque pour parler, ou dans un bureau. « Et parfois, je disais : “Tu sais, il faut vraiment que je rentre chez moi auprès de ma famille”, et il répondait : “Non, non, Saunders, reste encore un peu” », a dit le médecin.

Dr Saunders : Il a dit qu’il avait eu une enfance très difficile, parce qu’on ne lui avait jamais permis d’être un enfant. MJ n’a jamais parlé de son père, Joe Jackson, ni de la façon dont celui-ci le traitait.

MJ est allé chez le Dr Saunders à Solvang, a rencontré sa femme et ses enfants. « Il s’est juste présenté », a dit le Dr Saunders. « Le chauffeur l’y a emmené ; il a frappé à la porte. »

Une fois, les enfants de MJ étaient présents et voulaient aller dehors dans le bac à sable. Le Dr Saunders a dit que c’était la même fois où il avait vu MJ dans un cadre social.

Saunders : Il a envoyé une boîte chez moi pour Noël. Je ne me souviens pas de ce qu’il y avait dedans. Je crois que mes enfants ont eu une PS2. Mais pour le reste, je ne sais pas.

Hunt : Les cadeaux étaient pour la famille ?Dr Saunders : Oui. « Il a laissé une machine à pop-corn, comme celles des fêtes foraines, sur son pied », a dit le Dr Saunders.

Hunt : L’avez-vous encore ?Dr Saunders : Non, je l’ai vendue lors d’un vide-grenier

Saunders a dit que lui et Jackson étaient finalement devenus amis. « Il était plutôt seul et n’avait personne en qui avoir confiance », a témoigné Saunders. « Alors il m’appelait et j’y allais. »

Quand Saunders disait à Jackson qu’il devait rentrer auprès de sa famille, le chanteur essayait de le convaincre de rester, a dit le médecin.

Le médecin a dit que Jackson lui avait confié qu’« il avait eu une enfance très difficile » et n’avait jamais eu l’occasion d’être un enfant, bien qu’il ait raconté « courir dans les hôtels avec Donny Osmond, ce genre de choses ».

Jackson et ses enfants se présentaient à l’improviste chez le médecin à Solvang, a témoigné Saunders. Un chauffeur l’amenait, a-t-il dit, et Jackson frappait simplement à la porte.

« Étiez-vous surpris quand il arrivait ? », a-t-on demandé à Saunders. « Oui », a-t-il répondu. (LATimes)

Le médecin a dit qu’il ne sait rien de ce que MJ faisait pour protéger la confidentialité de ses informations médicales.

Hunt : Quels médicaments prenait-il ?Dr Saunders : Les deux seuls que je connaissais étaient le Demerol et la morphine.

Dr Saunders : Et je crois que je lui ai donné un analgésique oral — je ne sais pas lequel — du genre Vicodin.

Le Dr Saunders a dit que MJ voulait arrêter le Demerol. « Il a demandé à utiliser de la buprénorphine à la place », a dit le Dr Saunders. Le Dr Saunders a dit qu’il ne sait pas si la tentative de MJ d’arrêter le Demerol a réussi. Le médecin ne l’a jamais accompagné en dehors de la Californie.

« Une fois, il me parlait de son voyage à Las Vegas, de combien il aimait Las Vegas, des achats qu’il faisait », a témoigné le Dr Saunders. « Il allait dans les magasins et disait : “Je veux ça”, et ça, des antiquités. Il adorait les antiquités », se rappelait le Dr Saunders. « Il disait qu’il les connaissait toutes ; il savait lesquelles étaient à lui », a dit le Dr Saunders. La maison était remplie de tout, y compris d’antiquités.

Hunt : Étiez-vous rémunéré lorsque vous soigniez MJ ?Dr Saunders : Je n’ai jamais demandé de rémunération et il payait en liquide.Dr Saunders : Il payait toujours en liquide parce qu’il n’avait pas de crédit, pas de chèques, pas de compte bancaire.

Hunt : Comment le savez-vous ?Dr Saunders : Il me l’a dit. J’ai dit que j’enverrais une facture ; il a dit que c’était impossible. Je n’ai ni chéquier, ni carte de crédit, ni rien.

Dossier médical du 24 février 2001 de l’hôpital Santa Ynez Valley Cottage Hospital indiquant qu’un homme est tombé dans l’escalier quelques jours auparavant. Le document dit : « son médecin traitant est Scott Saunders ». Le médecin a dit qu’il pense que c’est parce qu’il avait amené MJ là-bas.

Évolution aux urgences : « Étant donné son incapacité à prendre des analgésiques par voie orale sans nausées extrêmes, nous avons convenu avec le Dr Saunders de délivrer du Demerol et du Phenergan en IM avec quelques aiguilles et seringues. J’ai expressément précisé qu’un professionnel de santé, un médecin ou une infirmière, doit administrer ce médicament s’il en avait besoin. Il en est bien conscient, et en fait, le Dr Saunders a accepté de passer à son domicile pour administrer le médicament si nécessaire. »

Autre section du dossier médical : « Nous avons délivré le Demerol et le Phenergan en IM avec des aiguilles et des seringues. Il est bien conscient qu’un médecin ou une infirmière doit l’administrer et il appellera le Dr Saunders ce soir. »

Sortie : Renvoyé à domicile. Suivi avec le Dr Saunders dans le courant de la semaine prochaine. »

Le Dr Saunders a dit que ce dossier médical ne lui avait pas rafraîchi la mémoire et qu’il ne se souvenait de rien à ce sujet et/ou d’une conversation avec la Dre Weinstein. Le médecin a dit que les médecins des urgences traitent l’urgence initiale puis envoient le patient à son médecin pour le suivi.

Dossier médical du 25/02/2001 — Rapport du service des urgences

« Histoire de la maladie actuelle : Il s’agit d’un homme d’une trentaine d’années qui est déjà venu deux fois, en fait, plus tôt dans la soirée bien que nous soyons maintenant le lendemain, mais il a été vu deux fois. Il présente une avulsion du naviculaire proximal du pied et a nécessité d’abondantes quantités d’analgésiques ; il revient à nouveau avec une douleur intense, sans nouveau traumatisme, sans paresthésies, et déclare que le Demerol que nous lui avons donné lors de sa dernière visite a cessé de faire effet et qu’il sent la douleur s’intensifier. »

Médecin privé : Actuellement le Dr Scott SaundersAllergies : Aucune

Hunt : Aviez-vous déjà entendu dire que MJ nécessitait d’abondantes quantités d’analgésiques ?Dr Saunders : Je n’ai jamais entendu ce mot employé, non

Le Dr Saunders a dit qu’il est inscrit comme médecin traitant parce qu’il avait amené MJ aux urgences ou parce que le patient avait dit « c’est mon médecin ».

Le Dr Saunders a dit qu’il n’avait jamais déterminé la cause sous-jacente de la dépendance de MJ aux analgésiques et que MJ ne lui en avait jamais rien dit.

Rapport médical du 26/02/2001 :

Histoire de la maladie actuelle : Le patient est ici parce qu’il avait une fracture du cuboïde au pied droit. Il a été vu à plusieurs reprises pour des injections d’analgésiques. Il reçoit à chaque fois 200 mg de Demerol et 50 mg de Vistaril. Aujourd’hui, il a été plâtré par le Dr Scott Saunders et se sent un peu mieux mais a encore quelques douleurs au pied. À ce stade, il se sent mieux dans le plâtre.

Rapport médical du 14/12/2001 : Le patient est un homme noir de 41 ans amené par le Dr Scott Saunders depuis le domicile du patient. Avant son arrivée, le Dr Saunders m’avait appelé en disant que le patient avait reçu une injection de 200 mg de Demerol et de 50 mg de Phenergan, qu’il avait déjà reçue à plusieurs reprises par le passé et qu’il avait bien tolérée.

« Le Dr Saunders m’a dit, à l’arrivée aux urgences, qu’il avait obtenu l’information supplémentaire que le patient avait reçu une autre injection d’analgésique à un moment antérieur à l’arrivée du Dr Saunders, dont le Dr Saunders n’avait pas connaissance. Le patient ne le lui a dit qu’après que sa réaction s’était produite. »

Hunt : Savez-vous si MJ a jamais pu cesser de prendre de grandes quantités de Demerol ?Dr Saunders : Je ne sais pas

Le Dr Saunders ne sait pas si MJ a continué à recevoir des injections de Demerol après qu’il a cessé de le soigner en 2003.

Le médecin n’a aucune idée de qui était l’autre médecin qui avait fait à MJ une injection d’analgésique le même jour.

Hunt : Cela vous dérange-t-il que MJ ait reçu ou ait pu recevoir une injection de Demerol d’un autre médecin sans vous le dire ?Dr Saunders : En général oui, c’est quelque chose de gênant. Parce que la réaction potentielle ou les problèmes associés au Demerol dépendent de la dose. Donc, plus on augmente la dose, plus le risque de nuire augmente. Donc si je vais faire une injection de Demerol à cause de son pied cassé, et que pendant ce temps un autre médecin va là-bas lui faire des injections de Demerol, et que c’est trop et trop rapproché, il pourrait avoir une mauvaise réaction.

Dossier médical : « Il porte un bracelet d’alerte médicale indiquant qu’il est allergique au Demerol. » « Interrogé, il dit avoir déjà pris du Demerol à de nombreuses reprises par le passé. En effet, je lui ai moi-même administré du Demerol une fois. Il me dit cela parce qu’il ne veut pas qu’on lui “donne trop de Demerol”. Il n’a pas de réaction spécifique au Demerol lui-même. Il me dit qu’il a aussi toléré le Phenergan à de nombreuses reprises par le passé sans difficulté. »

Le Dr Saunders a dit qu’on porte un bracelet d’alerte médicale s’il y a une raison pour laquelle on risque d’être retrouvé inconscient et incapable de dire ses allergies.

Hunt : Et une forte dose de Demerol peut-elle provoquer une perte de connaissance ?Dr Saunders : Oui

Témoignage d’Eric Briggs

Interrogatoire direct par AEG

L’avocate d’AEG, Sabrina Strong, a mené l’interrogatoire direct. Briggs est un témoin expert dans cette affaire. On lui a demandé d’évaluer les projections d’Arthur Erk, l’expert engagé par les plaignants.

Briggs a étudié l’économie à l’université Brown et a obtenu son MBA à l’Anderson School de l’UCLA. Briggs est directeur général senior chez FTI Consulting et professeur à la USC Marshall School of Business. Briggs a dit qu’il aide une entreprise de médias à élaborer des prévisions et à évaluer les risques de projets. Projets de divertissement et de médias : il a examiné des films, de la musique, des tournées, des jeux vidéo, des événements en direct — à peu près tout. Briggs a dit qu’il est engagé par des producteurs de films, des sociétés de production, des maisons de disques, des banques et des fonds de capital-investissement qui investissent de l’argent. Il a aussi travaillé pour des agences artistiques, comme Creative Artists et William Morris.

Autres clients : les successions d’Elvis Presley, de John Wayne, de Frank Sinatra, de Bob Hope, entre autres. Briggs a travaillé sur plus de 1 100 missions, dont 300 liées à l’industrie musicale, comme Rod Stewart, Bruno Mars, 50 Cent, Usher. Briggs a aussi travaillé sur des contrats de parrainage.

Strong : Combien de missions cinématographiques avez-vous eues au cours de votre carrière ?Briggs : Probablement 600

Briggs a dit que certaines de ses prévisions avaient été inexactes. « Je n’ai pas de boule de cristal », a-t-il dit. Il fait des prévisions dans le monde du spectacle depuis 15 ans. Il a témoigné une fois dans une affaire fiscale en Angleterre, l’équivalent de notre IRS, et dans une affaire d’arbitrage. Briggs a surtout travaillé pour des entreprises qui dépensent activement de l’argent dans le cinéma.

FTI Consulting compte environ 4 000 employés dans le monde. Briggs facture 800 $ de l’heure. Il a passé environ 350 heures. Briggs a une équipe qui travaille sur ce dossier, environ 500 à 600 heures. Les membres de l’équipe facturent entre 300 et 800 $ de l’heure. Briggs a dit avoir été très impliqué dans la plupart des 1 100 dossiers sur lesquels il a travaillé. « Je ne m’attribue pas le mérite de quelqu’un d’autre. »

Strong a présenté une pièce avec les opinions d’Erk :- Tournée- Produits dérivés- Parrainage/sponsoring- Spectacle à Las Vegas- Films

Briggs a dit qu’il avait analysé les quatre premières opinions d’Erk, puisque Erk n’avait pas projeté de revenus pour les films. Briggs n’a pas analysé les chiffres de consommation de M. Erk. L’opinion d’ensemble de Briggs sur les sujets :1- Il est spéculatif que ces projets se soient réalisés2- Les chiffres projetés sont spéculatifs

« D’après ce que je comprends, les dommages-intérêts ne peuvent pas être spéculatifs et je ne voulais pas préparer quelque chose de spéculatif », a dit Briggs.

MJ a eu une carrière prolifique qui a abouti à un catalogue générant beaucoup d’argent chaque année. Briggs ne l’a pas analysé. Il a dit avoir examiné les revenus que MJ aurait générés en se produisant, en partant en tournée. « Mon opinion porte sur ce que MJ aurait généré en travaillant », a dit Briggs.

Strong a présenté une pièce intitulée « La tournée TII d’Erk : spéculative »- Aucun accord au-delà de 50 spectacles- Consommation de drogues de MJ- Historique d’annulations de MJ- La tournée mondiale dépend de l’achèvement des 50 spectacles- Risque de performance- Risque d’exécution

« À la date du décès, il n’y avait aucun accord prévoyant qu’AEG ou MJ irait au-delà de 50 spectacles », a dit Briggs.

Briggs : MJ avait un long historique de consommation de drogues, et cela a été important pour formuler mon opinion. « Il y a des témoignages importants au dossier de quatre médecins dans cette affaire concernant la consommation de drogues de MJ », a expliqué Briggs.

Briggs : Dans le cadre de mon travail, on me demande d’analyser toutes sortes de choses, y compris la consommation de drogues chez quelqu’un qui doit se produire. « Tout revient à la même chose : les risques », a dit Briggs. « Ma conclusion, d’après les preuves présentées, est que l’espérance de vie de MJ était très courte en juin 2009 », a dit Briggs. « MJ prenait des drogues de façons très dangereuses, avait un historique de prise de drogues ayant eu un impact durable sur sa santé », a-t-il estimé.

Briggs : MJ avait un historique unique de grandes prestations mais aussi d’annulations, en particulier dans des cas où elles étaient pratiquement certaines d’avoir lieu. L’expert a dit que MJ avait annulé un certain nombre de dates de la tournée Dangerous pour entrer en cure de désintoxication, et annulé le spécial HBO en 1995. De plus, le concert du Millénaire n’a pas eu lieu, l’arrangement Two Seas n’a abouti à rien.

« La tournée mondiale dépend de l’achèvement des 50 spectacles », a dit Briggs. « Il y a toujours un risque de savoir si le public sera au rendez-vous et si l’artiste se présentera », a témoigné Briggs. Il a dit que Guns N’ Roses, U2, Lady Gaga, Van Halen — tous ont annulé des spectacles qui étaient pratiquement certains d’avoir lieu. Ces aspects ont contribué à façonner l’opinion de Briggs selon laquelle les projections d’Erk étaient spéculatives.

« Les quatre tournées supplémentaires sont elles aussi entièrement spéculatives », a dit Briggs. Elles reposaient sur l’opinion personnelle d’Erk.

Briggs : MJ avait accepté de donner 50 spectacles à sa mort et participait activement aux répétitions.

Strong : Avez-vous une opinion sur la question de savoir si MJ aurait mené à terme les 50 spectacles à l’O2 ?« Mon opinion est qu’il est spéculatif que les 50 spectacles auraient été menés à terme », a dit Briggs. « Il y avait un risque important pour la santé, et la durée de la tournée dépassait 9 mois », a expliqué Briggs.

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