La mère de l’accusateur admet avoir déjà fait de faux témoignages
La mère de l’accusateur de Michael Jackson a passé une grande partie des procédures de vendredi à se chamailler avec l’avocat principal de la défense de la vedette, pendant que celui-ci s’attaquait à sa crédibilité et l’obligeait à admettre avoir menti sous serment à deux reprises dans des procédures judiciaires antérieures.
Le contre-interrogatoire agressif de Me Thomas Mesereau fils et les longues réponses décousues de la témoin, qui s’écartaient souvent du sujet, ont amené le juge à réprimander les deux parties. Les échanges sont devenus si vifs qu’à un moment donné, le juge a menacé de suspendre l’audience pour la journée. « Voulez-vous que j’interrompe le procès cet après-midi? » a dit le juge Rodney Melville, de la Cour supérieure du comté de Santa Barbara, après un échange entre la poursuite et la défense au sujet du témoignage de la femme. « Vous ne devez pas avoir ce genre d’interaction entre vous, ni avec la témoin. »
Mesereau a interrogé la mère au sujet de sa poursuite civile antérieure contre le grand magasin J. C. Penney. Dans cette poursuite, elle alléguait avoir subi de mauvais traitements de la part d’agents de sécurité pendant qu’ils tentaient d’appréhender son fils pour vol à l’étalage.
Mesereau a souligné que, dans une déclaration sous serment, la femme avait dit n’avoir jamais été maltraitée par son mari de l’époque — une question importante, puisque ses blessures alléguées pourraient avoir été causées par une telle violence.
« Vous ne disiez pas la vérité sous serment lorsque vous avez fait ces déclarations », a dit Mesereau. La femme a fini par répondre : « C’est exact », mais a affirmé avoir menti parce qu’elle avait honte de la violence subie. Elle a aussi admis avoir menti lorsqu’elle avait dit dans la poursuite que son mari était honnête.
Elle a tenté d’excuser ses mensonges en prétendant qu’une fois qu’elle avait enfin quitté son mari, elle avait communiqué avec son avocat afin de faire corriger son témoignage — après avoir reçu du grand magasin un règlement de plus de 150 000 $.
« J’ai finalement été libérée de pouvoir le dire », a-t-elle dit, en déclarant aux jurés qu’elle avait demandé le divorce « après que (son mari) eut enfin été arrêté pour violence conjugale ». Mesereau a toutefois fait en sorte que les jurés sachent que sa demande de divorce était survenue seulement cinq jours après le règlement de l’affaire.
On a aussi interrogé la témoin au sujet d’un rapport qu’elle avait fait à la police, dans lequel elle accusait son ex-mari d’avoir touché de façon inappropriée leur fille. Elle a d’abord refusé de répondre directement à la question et s’est plutôt tournée vers le jury en disant : « Non, il a tort. » Elle a finalement admis avoir fait le rapport, mais a tenté de minimiser l’allégation, prétendant qu’il s’agissait d’« une déclaration d’une phrase » faite à la police après qu’« on lui eut demandé un historique » des problèmes dans la famille.
Mesereau a aussi interrogé la femme au sujet d’une enquête de protection de l’enfance dans les années 1990, déclenchée après que son fils, l’accusateur, eut allégué qu’elle l’avait maltraité. Elle a dit que l’enquête de la Division des services à l’enfance et à la famille de l’État avait été lancée lorsqu’une infirmière scolaire avait voulu renvoyer son fils chez lui plus tôt et que le garçon s’était montré réticent à partir. L’infirmière, interprétant la conversation comme un signe de mauvais traitements possibles, avait appelé le DCFS. La témoin a déclaré qu’aucune mesure n’avait jamais été prise contre elle, et elle a décrit son interaction avec les travailleurs sociaux du DCFS comme « positive ».
Plus tôt, la témoin a parlé de la vidéo de réfutation dans laquelle elle avait été dithyrambique dans ses louanges à l’endroit de Jackson. Lorsque Mesereau l’a pressée de dire si elle « mentait » en faisant ces commentaires positifs au sujet de Jackson, elle a prétendu qu’elle « jouait un rôle » et suivait simplement un scénario qu’elle avait mémorisé. Elle a dit que les collaborateurs de Jackson avaient scénarisé presque tous les aspects de la vidéo et a aussi affirmé avoir rencontré jusqu’à 10 fois un collaborateur de Jackson à Neverland pour discuter de ce qu’elle dirait sur la bande — un détail jamais mentionné dans aucune de ses entrevues précédentes avec la police ou les avocats.
Le contre-interrogatoire de la mère a commencé vendredi matin, après que les procureurs eurent terminé leur interrogatoire de la femme en montrant aux jurés des bandes vidéo de surveillance, trouvées dans le bureau de l’enquêteur privé Brad Miller, pour étayer leurs affirmations selon lesquelles la famille était surveillée.
Le contre-interrogatoire de cette témoin se poursuivra lundi.
Source : AP / CNN / MJJForum / eMJey
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