Jackson aurait-il comploté pour faire disparaître la famille dans une montgolfière?
Après une précédente séance de vif débat avec l’avocat de la défense Tom Mesereau, et de longues réponses compliquées aux questions les plus simples, la mère de l’accusateur de Michael Jackson est montée à la barre pour une quatrième journée et pour la deuxième journée de contre-interrogatoire.
Combative et agressive, la femme a poursuivi son ton accusateur et a pointé du doigt de façon accusatrice Jackson lui-même, assis de l’autre côté de la salle. Elle n’a pas non plus épargné au jury des récits bizarres, faisant souvent de longs discours directement au jury et résistant aux questions de Mesereau.
La femme s’en est prise au chanteur depuis la barre en affirmant que Jackson « ne se souciait pas vraiment des enfants, il se souciait de ce qu’il faisait avec les enfants ». Elle a regardé Jackson de l’autre côté de la salle et a dit : « Il a réussi à tromper le monde. Maintenant, à cause de cette affaire criminelle, les gens savent qui il est vraiment. »
S’ajoutant à l’abondance de récits et de souvenirs bizarres, elle a aussi admis avoir déjà dit à des adjoints du shérif qu’elle craignait que Jackson ne manigance un stratagème pour la faire disparaître avec sa famille dans une montgolfière depuis son ranch Neverland.
La femme a ensuite accusé l’avocat principal de la défense, Mesereau, de sortir ce commentaire de son contexte.
« J’ai dit à la police que (les associés de Jackson) avaient de nombreux moyens de nous faire disparaître », a-t-elle dit.
« Et quelqu’un vous a mentionné une montgolfière? » a demandé Mesereau.
« C’était l’un des moyens », a-t-elle dit.
La mère a aussi nié à plusieurs reprises que Jackson ou quiconque lui étant associé avait tenté de l’aider, elle et sa famille, lorsque son fils a été frappé par le cancer.
Lorsqu’on lui a demandé si Jackson avait organisé une collecte de sang à son ranch Neverland, elle a dit : « J’en étais responsable. »
Elle s’est ensuite lancée dans une explication sur la façon dont l’hôpital fournirait une unité mobile de collecte de sang partout où elle pourrait organiser un tel événement.
« Et M. Jackson vous a permis d’utiliser le ranch pour la collecte de sang? » a demandé Mesereau.
« Oui, c’est exact », a dit la femme. Mais elle a ajouté : « Il n’était pas le seul. De nombreux groupes d’églises se sont réunis. »
Mesereau a aussi obtenu un témoignage selon lequel la femme avait reçu des chèques de 20 000 $ et les avait déposés dans le compte bancaire de sa mère. Mais elle a dit ne pas pouvoir se rappeler comment l’argent avait été utilisé pour son fils.
Elle a aussi dit avoir ouvert un compte bancaire dans lequel les gens pouvaient déposer de l’argent au profit de son fils.
« Avez-vous retiré des milliers de dollars de ce compte? » a demandé Mesereau.
« Oui », a dit la femme.
« Et une partie de cet argent a-t-elle servi à des frais médicaux? » a demandé l’avocat.
« Non », a-t-elle dit.
Elle a nié avoir induit en erreur un journaliste d’un journal local pour qu’il écrive un article disant que la famille était dans la misère et payait 12 000 $ pour chaque traitement de chimiothérapie reçu par le garçon. L’article comprenait une adresse où envoyer des contributions.
Elle a dit que le chiffre de 12 000 $ était une erreur typographique et qu’elle avait voulu dire 1 200 $.
Mais elle a fini par reconnaître que la famille n’avait aucune dépense à assumer, l’assurance-maladie du père couvrant les frais médicaux du garçon.
Mesereau l’a guidée à travers des questions et des réponses portant sur sa relation avec l’humoriste Chris Tucker et sa petite amie Aja, et elle a nié que la famille ait sollicité de l’aide, de l’argent ou tout autre cadeau de Tucker.
Elle a reconnu que Tucker avait déjà donné une voiture à la famille, mais elle a dit ne jamais le lui avoir demandé et a affirmé qu’il ne l’avait fait que parce qu’il avait offert une voiture à sa petite amie et avait besoin de faire de la place pour celle-ci.
Mesereau l’a pressée de dire si elle avait fait des tentatives pour obtenir de l’aide durant la période de séquestration alléguée de la famille.
« Vous êtes-vous plainte à qui que ce soit dans l’immeuble que des crimes étaient commis contre vous et votre famille? » a demandé Mesereau.
« Non, mais je le fais maintenant », a-t-elle dit.
Mesereau a aussi souligné que la femme avait pu téléphoner à l’humoriste Louise Palanker durant la séquestration alléguée.
« Si vous pouviez appeler (Palanker), pourquoi ne pouviez-vous pas appeler la police? » a dit Mesereau.
« Je ne pouvais pas. J’espérais qu’elle le pourrait », a répondu la femme.
Mesereau a alors demandé : « Vous n’avez pas appelé le 911? »
« Je l’ai fait maintenant », a dit la femme.
Source : AP / MJJForum / eMJey
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