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Michael Jackson
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Des médias médiateurs ?

Mars
Alors que les événements de février 2003 se déroulaient dans un grand tapage médiatique, Michael Jackson lui-même semblait absent. Jackson se trouvait à Miami lorsque le documentaire de Bashir a été diffusé au Royaume-Uni et aux États-Unis. Les dates de diffusion étaient respectivement les 3 et 6 février 2003. À l’époque, des journalistes britanniques avaient réussi à retrouver le garçon et sa famille. Selon un compte rendu médiatique, la mère du garçon en question avait accordé une entrevue à David Gardner, établi à Los Angeles, du Daily Mail de Londres. Au cours de l’entretien, mené le 4 février 2003, elle avait couvert Jackson d’éloges. C’est le lendemain, le 5 février, que le contact a été rétabli entre Jackson et la famille. Avant la diffusion du documentaire de Bashir aux États-Unis, la famille a été transportée par avion à Miami pour rejoindre Jackson. Elle est arrivée en Floride aux premières heures du 6 février et est retournée en Californie le lendemain, sans avoir, selon les allégations, regardé l’émission de Bashir. Les raisons de ces retrouvailles et de ce voyage ont jusqu’ici été contradictoires. La famille serait restée à Neverland, avec des périodes d’absence occasionnelles, entre le 7 février et le 12 mars 2003, leur prétendu dernier jour au ranch. C’est à cette époque que le garçon et sa famille disent que Jackson a agressé l’adolescent, l’a fait boire de l’alcool, et les a enlevés, séquestrés illégalement et soumis à l’extorsion, tous autant qu’ils étaient. Assez bizarre ? Pendant cette période, il est un fait que la famille a continué de louer Jackson et tout ce qu’elle dit qu’il avait fait pour elle auprès de quiconque voulait bien l’entendre. C’était bien sûr à l’époque où les médias se déchaînaient en spéculations selon lesquelles Jackson avait déjà agressé le garçon. Pour comprendre cela, il faut souligner que le segment du documentaire de Bashir qui incluait le garçon avait été tourné à Neverland en novembre 2002. Selon les allégations actuelles, il ne se passait rien entre Jackson et le garçon à ce moment-là. Il serait intéressant de savoir ce que la Dre Lieberman pense maintenant de cette proclamation d’abus, étant donné qu’elle a contribué à déclencher ce drame. Selon son « analyse » du comportement du garçon dans l’émission spéciale, « quelque chose de sexuel » s’était déjà produit entre Jackson et son invité. Faux, dit le garçon. Il allègue plutôt que Jackson a commencé à l’agresser au milieu de la tempête qui avait rappelé les anciennes allégations d’abus, et alors qu’il savait que le procureur Sneddon enquêtait de nouveau sur lui. Il y a aussi le fait que des organismes de protection de l’enfance de Los Angeles et de Santa Barbara se penchaient sur l’affaire, qu’un avocat criminaliste était alors présent au nom de Jackson, et que son équipe tentait de contrer l’attention négative qu’il recevait dans la presse. C’est le moment où la famille accusatrice et les procureurs de Santa Barbara disent que Jackson aurait jugé bon de commencer à exploiter sexuellement un enfant dont on lui avait dit qu’il l’avait aidé à vaincre le cancer trois ans plus tôt. Peu enclins à aborder l’évidence, les médias et leurs commentateurs se sont concentrés sur les allégations extraordinaires du garçon et de sa famille. Dès l’instant où des bribes de leurs récits confus de sexe, d’alcool et de vidéocassette sont parues dans la presse, il était assez évident, pour la majorité réduite au silence et souvent ignorée, qu’il y avait plus qu’un problème dans cette affaire, et quelque chose de pire encore derrière les motivations de ceux qui la poursuivaient et la perpétuaient. On continue de trouver excuse après excuse pour la famille accusatrice. Ils sont pauvres et marginalisés. Le garçon n’a qu’un rein. La mère lit la Bible et a été maltraitée, alors elle mérite de la sympathie. Même si elle est allée voir un avocat en droit civil, qu’elle ne peut sûrement pas se payer, ce n’est pas une preuve qu’elle veut l’argent de Jackson. Même s’ils sont dysfonctionnels et que la mère se serait servie de ses enfants pour appuyer ses fausses réclamations passées, cela ne veut pas dire que son fils ment lorsqu’il dit avoir été agressé. Puis il y a la plus récente tactique, qui consiste à invoquer l’affaire de 1993 quand tout le reste échoue. Un expert après l’autre vient affirmer que les enfants ne mentent jamais au sujet d’agressions sexuelles. Des gens qui seraient autrement considérés comme « intelligents » répètent cette idée fausse sans y réfléchir à deux fois. Comme on semble vite oublier l’affaire McMartin, où l’on a établi que les enfants en cause mentaient au sujet de leurs abus. Rappel aux médias : accusation ne vaut pas vérité. Jackson, jusqu’au début de son procès médiatisé, n’a pas bénéficié du bénéfice du doute. Aux yeux de ceux qui bavardent devant la caméra et de ceux qui tirent les ficelles en coulisses, Michael Jackson est coupable tel qu’accusé. Il n’y a jamais eu de véritables questions sur les motivations de la famille, ni d’enquêtes sur la poursuite de cette « affaire » par le procureur Sneddon, au-delà de celles soulevées par Geraldo Rivera et d’autres voix qu’on a délibérément fait taire devant le public. Quelqu’un s’est-il même demandé pourquoi la mère de l’accusateur aurait permis à ses fils de partir sans surveillance pour une virée de repas et de magasinage avec un reporter de KTTV-TV en janvier 2004, à une période où la famille prétendait être harcelée ? Quelqu’un est-il seulement au courant de ce voyage, au cours duquel on aurait acheté des jeux vidéo et d’autres choses pour les deux enfants ? Quelle est la motivation ici ? Les révélations publiques et les victoires de Jackson reçoivent à peine de couverture, voire aucune, alors que la thèse de l’accusation, qui fait tourner en rond les observateurs sensés, bénéficie d’une exposition massive. Juste et équilibré ? Objectivité des journalistes ? Le procureur Sneddon et sa bande ont employé de nombreuses façons d’expliquer leur dossier contre Jackson, mais, quel que soit l’angle, ils restent entachés d’invraisemblances dont ils n’ont pas encore réussi à se défaire. D’abord, Jackson aurait comploté et donné l’ordre à ses gens d’enlever la famille et de l’envoyer au Brésil pour l’empêcher d’informer la presse et les autorités de ses allégations. Puis il est devenu que Jackson avait enlevé la famille et l’avait contrainte à parler de lui en bien, afin de pouvoir utiliser ses paroles pour ressusciter son image et ses finances. Ou est-ce la même chose ? C’est alors, et seulement alors, disent-ils, que Jackson aurait décidé d’agresser son accusateur. L’État n’a pas encore expliqué comment il se fait que la mère vendait apparemment ses bons mots sur Jackson avant que, prétendent-ils maintenant, elle et sa famille soient enlevées et forcées de parler de lui en bien dans plusieurs déclarations, enregistrées et écrites. Les autorités de Santa Barbara n’ont pas non plus expliqué pourquoi Jackson aurait agressé l’adolescent pendant la période où il aurait commis les gestes, pour ensuite prendre ses distances avec la famille sans tenter de l’apaiser financièrement afin de prévenir de futures accusations. Pour citer Rivera, si ça n’avait pas été Michael Jackson, cette affaire n’aurait jamais vu le jour. Quant à savoir si cette « affaire » et la « tempête » qui l’a précédée ont été intentionnellement provoquées et poursuivies, la réponse sera sans aucun doute fournie au fil du procès de Jackson. La première semaine à elle seule a révélé plus que prévu : l’équipe de défense de Jackson a pris le contrôle du jeu et démantelé en contre-interrogatoire deux témoins clés de l’accusation, dont l’un était la sœur de l’accusateur. Il en a résulté un black-out sur les discussions de l’affaire Jackson, ce qui est typique, puisque c’est la situation qui prévaut depuis novembre 2003 chaque fois qu’un élément vient écorner l’image que la presse s’acharne à projeter de Michael Jackson. Quoi qu’il en soit, ce n’est qu’une question de temps avant que soit pleinement révélé le rôle que les médias et d’autres parties intéressées ont joué pour que ces allégations contre Michael Jackson se concrétisent. Source : MJJF

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