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La défense de Jackson conteste la crédibilité du frère de l’accusateur

Mars
Lors de l’audience de mardi, l’avocat de la défense de Michael Jackson, Thomas Mesereau Jr., a pu contre-interroger le frère de l’adolescent qui accuse Michael Jackson d’agression sexuelle sur enfant. Il a rapidement mis en cause la crédibilité de ce témoin en montrant des incohérences entre son témoignage devant le grand jury, l’entrevue qu’il avait accordée à la police et son témoignage d’hier lors de l’interrogatoire principal mené par le procureur de district Thomas Sneddon. Dans ce qui aurait pu être une scène tirée d’un film de Perry Mason, M. Mesereau a demandé au frère quand sa famille et lui étaient allés pour la dernière fois à Neverland. Le frère de 14 ans a admis que c’était vers mars 2003 que sa famille avait visité Neverland. Hier, lors de l’interrogatoire principal, le garçon a dit que M. Jackson leur avait montré, à son frère et à lui, des magazines pornographiques pour adultes, et il a identifié le magazine, intitulé Barely Legal, que M. Sneddon lui avait montré. Après l’identification, M. Sneddon a demandé que le magazine soit catalogué comme preuve contre M. Jackson. Lors du contre-interrogatoire par M. Mesereau, celui-ci a montré le magazine au garçon et lui a demandé si c’était un magazine que M. Jackson lui avait montré, ce à quoi le garçon a répondu « oui ». Puis M. Mesereau a demandé au garçon de lire la date sur ce magazine. La date de publication du magazine était août 2003, soit des mois après la dernière visite de la famille au Neverland Valley Ranch de M. Jackson. Ensuite, le frère a affirmé que le magazine que M. Sneddon avait versé en preuve et celui dont M. Mesereau avait demandé de révéler la date n’étaient pas exactement le même magazine, mais un du même type. « Je vous dis que ce n’est pas exactement celui qu’il nous a montré », a insisté le frère. Il a aussi reconnu avoir regardé le magazine avec le procureur de district Tom Sneddon avant qu’il ne soit présenté en preuve. Tout au long de l’interrogatoire de M. Mesereau, le frère a à plusieurs reprises invoqué un manque de mémoire en raison de ses travaux scolaires et de ses examens, disant que « la plupart de ces choses quittent ma mémoire ». « Je sais que tout est arrivé », a dit le frère. « Je ne me souviens simplement pas des détails... pas de tous les détails. » Lors de l’interrogatoire principal d’hier, le garçon a témoigné qu’à deux occasions il était entré dans la chambre de M. Jackson à Neverland et l’avait trouvé en train de se masturber d’une main, tandis que son autre main était dans le pantalon de son frère. Pendant le contre-interrogatoire, le frère a dit qu’il n’avait jamais vu M. Jackson désactiver la cloche. Il a dit qu’en entrant dans la chambre il avait entendu la cloche, mais a insisté que, si la porte de la chambre était fermée, la cloche ne serait pas audible dans la chambre. « Alors les deux fois où vous prétendez avoir vu Michael Jackson toucher votre frère dans le lit, cette alarme a retenti ? » a demandé M. Mesereau. « Oui », a dit le garçon. Lorsque le garçon a témoigné lundi au sujet de l’agression présumée, il n’a mentionné aucune cloche ni système d’alarme et a dit que son frère avait dormi pendant les deux incidents, ronflant à un moment donné. M. Mesereau a souligné les incohérences dans les déclarations précédentes du frère à un thérapeute et au grand jury. Le garçon avait dit que M. Jackson avait posé sa main sur le dessus du sous-vêtement de l’accusateur, plutôt qu’à l’intérieur, ou que le chanteur touchait et frottait les fesses du garçon, plutôt que son entrejambe. Toutefois, le frère a nié avoir changé son histoire et a dit qu’il ne se souvient pas d’avoir fait certaines de ces autres déclarations. M. Mesereau a aussi souligné les incohérences dans le témoignage du frère d’hier, lorsqu’il avait témoigné que son père l’avait maltraité, lui et d’autres membres de la famille, et que ses parents se disputaient constamment. En contre-interrogatoire, M. Mesereau a contesté ce témoignage en déclarant que, dans une déposition que le garçon avait donnée il y a quatre ans dans une poursuite civile contre J.C. Penney, il avait dit que son père ne l’avait jamais frappé et que ses parents ne se disputaient pas. Le frère a déclaré que les déclarations qu’il avait faites dans cette déposition n’étaient pas vraies. M. Mesereau a alors demandé si quelqu’un lui avait dit de mentir dans cette déposition. Le garçon a dit : « Je ne me souviens pas. C’est arrivé il y a longtemps. » M. Mesereau a insisté et lui a demandé de dire au jury pourquoi il avait menti dans cette déposition, ce qui a entraîné une réponse semblable. « Je ne me souviens pas. Ça fait comme cinq ans. Je ne me souviens de rien », a dit le garçon de 14 ans. La poursuite civile contre le magasin est née d’une altercation, le 15 décembre 2000, entre la mère du garçon et un agent de sécurité dans le stationnement d’un magasin J.C. Penney, alors que l’accusateur actuel avait été pris en flagrant délit de vol à l’étalage. La mère a poursuivi le magasin en affirmant que les gardes l’avaient malmenée, elle et ses enfants. Un an plus tard, elle a affirmé que le garde l’avait agressée sexuellement en lui palpant les seins. La poursuite civile a été réglée à l’amiable pour, selon les informations, 100 000 $ après que l’accusateur actuel eut découvert qu’il avait un cancer. La défense soutient que cette poursuite civile est la preuve que la mère du garçon a des antécédents d’allégations d’abus et qu’elle leur a soufflé quoi dire pour un gain financier. Parmi les autres incohérences soulignées par M. Mesereau lors du contre-interrogatoire de mardi du frère de l’accusateur, il y avait le fait que, lors d’un voyage en avion de la Floride à Santa Barbara, il avait vu son frère et le chanteur boire de l’alcool dans une cannette de 7-Up. Lors de l’interrogatoire principal d’hier, il affirme que c’était de l’alcool parce qu’il y avait un anneau rouge sur le dessus de la cannette. Il affirme aussi que M. Jackson lui en avait offert et que, pour ne pas être impoli, il avait accepté, mais qu’après l’avoir senti, il l’avait rendu à M. Jackson. Il affirme que le contenu de la cannette sentait l’alcool à friction. M. Mesereau a toutefois souligné que, dans la transcription d’une entrevue que le frère avait donnée à la police, le vin dans la cannette était blanc, et non rouge. « Pensez-vous que la sténographe a fait une erreur ? » a demandé Mesereau. « Oui », a répondu le frère. D’autres déclarations contradictoires sont apparues lorsque M. Mesereau a demandé avec insistance s’il connaissait ou non Larry Feldman, un avocat de Los Angeles qui avait aidé la famille lorsqu’elle a dévoilé ses allégations contre M. Jackson. Par la suite, M. Feldman était aussi l’avocat que les Chandler avaient obtenu en 1993 lorsqu’ils avaient eux aussi allégué des attouchements sexuels sur leur fils par M. Jackson. Le garçon a dit qu’il connaissait Feldman, puis s’est rétracté plus tard et a dit qu’il ne se rappelait pas le nom. Puis il a dit qu’il ne se rappelait pas avoir rencontré M. Feldman, mais a plus tard admis l’avoir rencontré deux fois, avant de dire qu’il ne se rappelait pas s’il avait rencontré M. Feldman ou non. Le contre-interrogatoire du frère par la défense reprendra mercredi matin. L’audience d’aujourd’hui a été ajournée à midi en raison d’un rendez-vous du juge Rodney Melville. Sources : CNN/Associated Press/MJJForum/eMJey

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