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Jour 65 du procès AEG : témoignage de Kenny Ortega

Août

Les Jackson contre AEG - Jour 65 - 8 août 2013 - Résumé

Source : ABC7, sauf indication contraire.

Katherine Jackson est au tribunal.

Le juge a commencé par demander aux avocats une estimation de la durée de l’affaire. La juge de la Cour supérieure Yvette Palazuelos a dit qu’elle sentait devoir informer les jurés de la durée de leur présence ici. Les avocats d’AEG Live ont dit espérer terminer la présentation de la défense début septembre. Cependant, de nombreux témoins doivent encore être appelés, et il y aura de nombreux jours où le tribunal ne siégera pas à la fin d’août et au début de septembre. Il pourrait aussi y avoir une preuve en réplique, qui, selon Panish, impliquerait probablement actuellement environ 4 témoins. Il y a aussi les plaidoiries finales.

Quand le jury est entré, la juge Yvette Palazuelos leur a dit que son estimation avait changé et qu’elle pensait qu’ils recevraient l’affaire d’ici la fin de septembre. « Vous pouvez m’écrire un mot si cela pose un problème », a dit la juge. Elle a noté qu’une jurée avait déjà dit avoir besoin d’avoir terminé en août (AP)

Le jury est entré dans la salle d’audience à 10 h 10 (heure du Pacifique). La juge Yvette Palazuelos a informé les jurés qu’elle avait établi une nouvelle estimation de la durée du procès.

La juge : Mon estimation a maintenant changé. L’affaire vous sera probablement soumise à la fin de septembre. « C’est comme ça », a dit la juge. Elle a dit aux jurés qu’ils recevraient l’affaire à la fin d’août. En l’absence du jury, un avocat d’AEG a dit à la juge qu’il aurait terminé la première semaine de septembre environ. Panish a dit avoir 4 témoins en réplique.

Déposition de Kenny Ortega

Contre-interrogatoire par AEG

Putnam a montré à Ortega un « Certificat d’emploi -- prêt de services », qui, selon Ortega, est le certificat attestant qu’il travaille pour The K.O. Company, Inc. AEG Live avait un accord avec K.O. Company pour les services d’Ortega.

Putnam : Compreniez-vous que vous étiez un employé d’AEG Live ? Ortega : Non P : De qui étiez-vous l’employé ? O : K.O. Company.

« Je n’étais que sous contrat, et nous n’étions concentrés que sur la tournée de Londres à ce moment-là », a expliqué Ortega.

Le contrat d’Ortega a été signé le 26 avril 2009. « Je crois que j’ai été payé avant la signature », a dit Ortega. Lors de sa déposition, on a montré à Ortega des documents pour rafraîchir sa mémoire. Putnam lui a montré les mêmes documents. Ortega a regardé le document et dit qu’il avait été payé le 11 mai 2009, soit après avoir signé son contrat.

Putnam : Vous avez été payé après la signature du contrat, n’est-ce pas ? Ortega : C’est ce qui apparaît dans ce document.

Ortega a dit qu’il s’était déjà mis dans la position de travailler avant de signer un contrat. « C’est ce que j’appelle travailler de bonne foi. » « C’est assez courant dans l’industrie », a dit Ortega.

Putnam : Si vous n’arrivez pas à un accord, vous pourriez travailler sans être payé ? Ortega : Oui. « Je peux me rappeler précisément, mais je suis sûr que, dans mes 40 et quelques années dans ce métier, cela s’est produit », a témoigné Ortega.

Dans le contrat d’Ortega, il y a une disposition pour une prime au cas où la tournée « This Is It » ferait le tour du monde. « Les spectacles n’étaient ni réservés ni garantis », a dit Ortega. « C’est ce que Michael espérait faire, je pense, mais ce n’était pas réservé. »

Putnam : Si la tournée était un succès, vous aviez déjà dans votre accord ce que vous seriez payé en prime, exact ? Ortega : C’est ce que je comprends être dans mon contrat

Le contrat d’Ortega n’a pas de ligne de signature pour Michael Jackson. Putnam a lu le contrat de Murray, où il est dit que le contrat n’est pas valide à moins que MJ n’y ait consenti, et a demandé si Ortega avait cela dans son contrat. Ortega a parcouru toutes les pages de son contrat et dit : « Je ne vois cela nulle part. »

Putnam : Le considériez-vous comme une tournée ? Ortega : Nous l’appelions tournée, terme utilisé dans l’industrie, mais nous ne faisions pas vraiment de tournée, c’était 1 salle. « Les gens appelaient cela une tournée, mais c’était plus un événement », a expliqué Ortega.

« Il m’a dit qu’il ne voulait que moi », a dit Ortega à propos du souhait de Michael Jackson qu’il soit le réalisateur.

Putnam : Est-il juste de dire que vous étiez le réalisateur de « TII » à cause de MJ ? Ortega : Oui.

Ortega a dit qu’il ne se souvient pas de qui l’avait contacté en premier au sujet de la tournée dans sa déposition. Putnam a montré la transcription de la déposition d’Ortega. « Dans la déposition, je me souviens que c’était le Dr Tohme », a dit Ortega.

Dans une déposition liée au litige avec Lloyds of London, Ortega a aussi dit que le Dr Tohme l’avait contacté en premier au sujet de TII. Au procès criminel du Dr Murray, Ortega a dit que c’était Paul Gongaware.

Putnam : Vous souvenez-vous, aujourd’hui, de qui vous a contacté en premier ? Ortega : Je ne suis pas vraiment certain.

Ortega a dit qu’il ne savait pas vraiment qui était le Dr Tohme et n’avait jamais rencontré ce type à ce moment-là. Tohme a dit qu’il appelait de la part de MJ.

Ortega a témoigné qu’il n’avait jamais vraiment pleinement compris le rôle du Dr Tohme auprès de MJ. Il pensait que c’était un ami. Peu importe qui l’avait contacté en premier, Ortega a dit qu’il avait été engagé parce que Michael Jackson le voulait.

Ortega a dit qu’AEG Live et MJ étaient coproducteurs du spectacle. Ortega a dit qu’il rendait compte à Michael Jackson pour le côté créatif de la tournée, et pour les questions de budget/finances à Gongaware. Ortega a expliqué qu’il traitait avec Gongaware pour les choses techniques, comme le déplacement des dates vers un nouveau lieu de répétition, la livraison de pièces de scène, etc. Ortega discutait avec Michael de l’embauche de quelqu’un, et le réalisateur allait voir Gongaware pour faire rédiger le contrat et engager la personne. Ortega n’a rien discuté avec Gongaware qui touche aux questions créatives. « Parce que la personne créative, c’était Michael, et moi », a expliqué Ortega. « Nous parlions de ces choses ensemble et j’allais, avec la bénédiction de Michael, voir Paul pour commencer le processus », a expliqué Ortega. « J’allais dire : “voilà ce que nous aimerions” », a dit Ortega.

Putnam : Vous a-t-il déjà dit que vous ne pouviez pas obtenir quelque chose ? Ortega : Non. « Il le faisait simplement arriver », a dit Ortega. Il ne se rappelait pas que Gongaware ait refusé quoi que ce soit. « Le dernier mot revenait à Michael », a dit Ortega. « Michael avait le dernier mot sur le plan créatif. »

Putnam : Pourquoi ? Ortega : Parce qu’il était brillant et savait ce qu’il faisait. « En fin de compte, sur le plan créatif, nous faisions confiance à Michael, qui savait ce dont nous avions besoin », a dit Ortega.

Ortega a dit qu’en février, mars et avril, MJ était très impliqué dans la création du spectacle et venait souvent. « Souvent, c’est 3-4 fois par semaine », a précisé Ortega. Il a dit que les choses ont changé au moment du déménagement au Forum, c’est-à-dire à la fin de mai.

Putnam : Qui considériez-vous comme votre patron ? Ortega : Michael.

Ortega : Je considérais MJ comme mon partenaire, je ne le voyais pas comme mon patron. Mais MJ avait toujours le dernier mot créatif durant toutes les années où nous avons travaillé ensemble.

Putnam : Avez-vous déjà vu AEG faire pression sur Michael de quelque manière ? Ortega : Non.

Putnam : Aviez-vous le sentiment qu’AEG Live soutenait MJ ? Ortega : Oui.

Ortega : Tout ce que nous apportions à AEG, en termes d’énormes besoins créatifs, AEG nous soutenait très fort en faisant tout ce qu’elle pouvait.

Ortega a dit qu’il demandait à Gongaware de plus en plus de choses pour créer le spectacle. Gongaware n’a jamais rien refusé. Il a dit qu’il y avait des discussions professionnelles comme « est-ce vraiment quelque chose dont vous sentez que ça va être bénéfique », « en avez-vous vraiment besoin ».

Ortega : Je pense que nous arrivions à un point où nous avions un plafond, parce que nous avions déjà un budget confortable. Mais au final, je crois qu’ils pensaient que Michael avait ce qu’il voulait.

Ortega a dit avoir appris de Randy Phillips que le Dr Murray était responsable d’amener MJ aux répétitions le 15 juin 2009. Il a expliqué qu’il ne pensait pas que Phillips était autant impliqué dans l’emploi du temps de MJ, mais qu’il le supervisait. Ortega a dit n’avoir jamais parlé à Timm Wooley de l’horaire.

« Je voyais M. Phillips comme le promoteur, le promoteur de Michael et son partenaire de production », a témoigné Ortega.

Ortega : À ce stade du jeu, M. Phillips a pris une position de supervision pour s’assurer que l’horaire était responsable envers Michael.

Ortega : Je pense qu’ils essayaient de créer un horaire qui tienne compte de tous les besoins de Michael (comme sa famille) et qui lui permette quand même de venir aux répétitions.

Putnam a posé des questions sur le 19 juin 2009. « Je me souviendrai toujours du 19 juin », a dit Ortega.

Putnam a demandé si Ortega avait témoigné auparavant qu’il pensait que MJ avait une très mauvaise grippe. « Je suppose que j’ai pu suggérer que cela pouvait en avoir l’air », a dit Ortega. « Cela aurait été une très, très mauvaise grippe. »

Putnam a demandé si, tout au long de la nuit du 19 juin, MJ allait mieux. Ortega a dit oui.

Putnam : Il était cohérent ? Ortega : Oui P : Réchauffé ? O : Un peu P : Plus engagé ? O : Oui P : Calme ? O : Oui.

« Je me sentais plutôt calme quand nous sommes partis », a dit Ortega. Mais il a dit qu’il était encore inquiet, d’où le courriel qu’il a envoyé aux dirigeants d’AEG.

Ortega : Il ne m’a pas semblé que c’était des drogues, il m’a semblé que c’était autre chose, émotionnel.

Putnam : Il ne vous est jamais venu à l’esprit que cela puisse être lié à la drogue ? Ortega : Non, je pensais que c’était autre chose.

Putnam : Vous n’aviez jamais vu M. Jackson ainsi auparavant ? Ortega : Non.

Ortega a envoyé un courriel après avoir vu MJ dans cet état parce qu’il pensait que Phillips et Gongaware devaient le savoir. Une réunion était prévue le lendemain pour traiter les problèmes de MJ du 19 juin. Ortega a dit qu’il pensait que c’était une façon responsable de s’en occuper, et assez immédiate après les faits.

À la réunion, le Dr Murray a dit à Ortega de ne pas s’en mêler et de laisser la santé de MJ à ses soins. Le Dr Murray a dit à Ortega d’arrêter d’être un médecin amateur et que MJ était en forme physique pour se produire, s’est rappelé le réalisateur.

Putnam : MJ vous a assuré qu’il allait bien ? Ortega : Je ne me suis pas senti rassuré.

Ortega : Il a dit ne me quitte pas, je vais prendre les rênes, tu verras que je vais changer cela. Il semblait absolument engagé à ce moment-là.

Ortega : Murray a commencé à dire que je n’avais aucun droit de ne pas permettre à Michael de répéter ce soir-là et que je n’avais aucun droit de le renvoyer chez lui.

Ortega a témoigné avoir dit : « Attendez une minute, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. » Le réalisateur s’est rappelé que le Dr Murray disait que MJ le lui avait dit.

Ortega : J’ai regardé Michael et lui ai demandé de dire ce qui s’était passé, que je n’avais rien interdit à Michael.

Ortega a dit qu’à un moment, MJ lui avait dit qu’il rentrait chez lui. « J’ai dit oui, rentre chez toi, borde tes enfants, remets-toi », a décrit Ortega.

Ortega : Je pensais que c’était juste qu’il ne répète pas ce soir-là, je pensais que c’était la bonne chose qu’il rentre chez lui.

Ortega a dit que le Dr Murray lui avait dit d’être le réalisateur et d’arrêter de se préoccuper de la santé de Michael Jackson parce que ce n’était pas son travail.

Ortega : Je préfère penser que Michael ne m’aurait pas piégé ainsi, je préfère penser que le Dr Murray a mal compris Michael.

Ortega a dit que Michael avait expliqué à la réunion que ce que le Dr Murray avait dit n’était pas ce qui s’était passé.

Putnam : Avez-vous parlé de drogues lors de cette réunion ? Ortega : Non Putnam : A-t-il (Murray) offert une explication de ce qui était arrivé à MJ la nuit précédente ? Ortega : Je ne crois pas.

Ortega : J’ai travaillé avec 10 000 personnes aux Jeux olympiques, comment puis-je être responsable de la santé de tout le monde ? « Les adultes sont responsables de leur propre santé », a estimé Ortega.

Putnam : Pensez-vous que MJ était responsable de sa propre santé ? Ortega : Je ne pensais pas qu’il était très responsable, mais c’était sa responsabilité, à mon avis.

(Les jurés prenaient des notes avec vigueur à ce moment-là. La jurée numéro 6 a regardé Katherine Jackson)

Ortega : Je voulais prendre soin de lui, on veut prendre soin de quelqu’un quand quelque chose ne va pas, mais on ne peut pas être responsable.

Putnam : Étiez-vous responsable de la santé de MJ ? Ortega : Non.

Quelqu’un de la part de Michael Jackson a contacté Ortega pour faire partie de l’émission spéciale de HBO. Ortega n’a jamais interrogé MJ sur son séjour en cure ni sur une consommation de drogue.

Putnam : Aviez-vous des réserves à travailler avec lui après la cure ? Ortega : Non P : Pourquoi pas ? « Parce qu’il était sorti de cure », a dit Ortega. « Il allait de l’avant dans sa vie de façon saine, du moins je l’espérais. »

Putnam : Lui avez-vous déjà parlé de nutrition ? Ortega : En termes d’idée générale P : De physiothérapie ? O : Oui

Ortega a dit qu’il parlait à MJ, en tant qu’artiste de scène, et lui demandait s’il se concentrait sur l’alimentation, la santé, l’échauffement, les étirements, le sommeil. Ortega a dit que MJ n’aimait pas vraiment les massages. « N’oublie pas de manger, repose-toi », disait Ortega à MJ. Le chanteur souriait et répondait « d’accord » d’une façon très affectueuse, s’est rappelé Ortega.

Ortega a dit que MJ aimait être à un certain niveau (de poids) pour exécuter ses mouvements et obtenir l’allure qu’il voulait. « J’ai peut-être été un peu inquiet (pour son poids) quand j’ai abordé ce sujet, oui », a témoigné Ortega.

Putnam : À votre avis, M. Jackson a-t-il toujours été mince ? Ortega : Dans les premières années où j’ai travaillé avec lui, c’était un artiste léger et svelte. « Il était fort », a dit Ortega. Mais 20 ans plus tard, quand Ortega a travaillé avec MJ sur « This Is It », le réalisateur a dit que MJ était très différent.

La première fois qu’Ortega a travaillé avec MJ, c’était lors de la tournée « Dangerous ». Il a dit qu’il avait peut-être été directeur du projet. C’était en 1992-93. Ortega a dit qu’il aime généralement rester en tournée jusqu’à ce que tout fonctionne à la satisfaction de tous. Il a dit que cela peut être 4-5 spectacles ou 8-10.

Putnam : Aviez-vous des craintes qu’il consomme peut-être des drogues à ce moment-là ? Ortega : Non.

À cette époque, MJ vivait à Neverland. Ortega a dit qu’ils n’avaient jamais répété au ranch de MJ, mais sur une scène à Los Angeles.

Ortega a été appelé pour aider MJ avec l’émission spéciale de HBO.

Putnam : Il vous semblait bien portant ? Ortega : Malheureux Putnam : Était-il en bonne santé physiquement ? Ortega : Il semblait fatigué, malheureux, stressé. Putnam : Mais à aucun moment vous n’avez pensé qu’il consommait des drogues ? Ortega : Non.

Ortega était présent au Beacon Theater quand MJ s’est effondré. Il n’a pas vu l’artiste tomber, cependant. Il a dit que la sécurité avait réagi rapidement, que tout le monde est resté à l’écart pour laisser de la place aux ambulanciers. MJ a été transporté à l’hôpital. Ortega n’y est pas allé, car il a dit qu’il n’avait pas été invité. « Certainement inquiet », cependant, a-t-il expliqué.

La répétition de la tournée « HIStory » a eu lieu à Los Angeles, a dit Ortega.

Putnam : Aviez-vous des préoccupations concernant la santé de MJ ? Ortega : Je ne me souviens pas d’avoir eu de préoccupations P : Et mentalement ? O : Non

Putnam : Craigniez-vous que MJ prenne des drogues avant « TII » en 2008 ? Ortega : Non, je l’ai vu.

Ortega a dit qu’il avait dîné avec MJ quelques fois, que MJ avait emmené ses enfants voir High School Musical, et qu’il avait l’air bien. Le réalisateur a décrit MJ comme très enthousiaste, même sans savoir encore ce que serait « TII », mais se sentant revigoré.

Ortega a dit que MJ était approché par quelqu’un d’American Idol ; Randy Phillips l’avait aussi approché. Ils voulaient faire quelque chose avec lui. « Je pense que s’asseoir dans un théâtre pendant 5 ans à Las Vegas n’était pas vraiment attrayant pour lui », a expliqué Ortega. « Michael voulait reprendre la route », a dit Ortega.

Ortega : J’étais heureux pour lui, parce qu’il avait tant traversé, je voulais qu’il redevienne le roi.

Ortega : Je pense que l’arrivée de ses enfants dans sa vie lui a apporté quelque chose qu’il n’avait pas avant. « Il semblait revigoré, enthousiaste, comme le Michael que j’ai toujours connu », a décrit Ortega.

Ortega : Il était incroyable ! Ses raisons de faire la tournée étaient incroyables. Il était motivé.

Ortega a dit que la réunion du 20 juin avait eu lieu à la maison de MJ à Carolwood. Le 23 juin, Ortega a témoigné que MJ était de très bonne humeur, prêt à travailler.

Putnam : Complètement différent ? Ortega : Complètement.

Ortega : Il semblait en santé, prêt et heureux, il ne semblait y avoir aucun problème résiduel du 19.

Ortega a dit que MJ était toujours un peu détendu, mais pas comme le 19. Le réalisateur a été surpris de la rapidité avec laquelle MJ s’était remis. « C’était comme une métamorphose », a-t-il dit.

Putnam a demandé si Ortega avait demandé à MJ ce qui s’était passé. « Je n’ai pas fouillé dans sa vie personnelle », a-t-il répondu.

Putnam : Comment était la répétition ? Ortega : Formidable. C’était l’une des meilleures répétitions que nous avions eues jusque-là. MJ est resté plusieurs heures, a dit Ortega. Il a passé plusieurs chansons.

Putnam : Avait-il pris les rênes ? Ortega : Oui. Ortega : Il était aux commandes. Non seulement capable de répéter mais aussi de parler d’autres aspects de la production, comme les films, les effets, les costumes.

Ortega a dit qu’il l’avait simplement accepté et suivi. « Nous étions tous ravis », s’est rappelé Ortega. « L’énergie dans la salle a changé, l’espoir est revenu. »

Ortega : Tout le monde sentait qu’il y avait un Michael différent dans la salle.

Ortega a dit que MJ était presque aussi bien le 24 que le 23. Il semblait un peu fatigué de la veille mais a parlé de choses pour le spectacle. MJ a aussi répété et s’est produit.

Ortega a dit qu’il sentait qu’ils étaient de nouveau sur la bonne voie, croyant qu’ils étaient dans un nouveau chapitre. Ortega était moins excité, profondément reconnaissant du retour de MJ. « Peut-être que c’était beaucoup de repos », a estimé Ortega. « Il semblait reposé, plus fort. »

Putnam : Aviez-vous des craintes, le 23 ou le 24, qu’il prenne des drogues ? Ortega : Non.

Ortega a dit que l’enthousiasme était assez unanime parmi toutes les personnes travaillant sur « This Is It ».

Réinterrogatoire par les Jackson

En réinterrogatoire, Panish a demandé : Avant le 23 juin, pensiez-vous que Michael avait un sommeil vraiment naturel ? Ortega : Oui.

Panish : Et avant cela, vous pensiez qu’il ne dormait pas du tout ? Ortega : Oui.

Panish : Les symptômes qu’il avait, semblaient-ils ceux de quelqu’un qui ne dormait pas ? Ortega : Je pense que cela a pu être un facteur.

Panish a demandé à Ortega de supposer que MJ recevait du propofol depuis 60 jours, puis n’en avait pas pris les derniers jours avant sa mort. Ortega : J’ai supposé que le sommeil devait en faire partie, il avait l’air reposé.

Panish a demandé si Ortega avait vu MJ à plusieurs reprises paraître sous l’effet d’une sorte de drogue pendant TII. Ortega : Il semblait que c’était lié à un médecin, donc ce n’était pas comme prendre des drogues mais simplement être sous influence.

Panish : Pendant toutes vos années dans l’industrie, avez-vous déjà entendu parler d’un producteur impliqué dans l’embauche d’un médecin pour un artiste ? Ortega : Non.

Ortega a dit qu’il pense qu’il est inhabituel que des producteurs engagent des avocats pour embaucher un médecin pour un artiste. Ortega précise que le seul artiste, « l’artiste », était Michael Jackson.

Panish a demandé si MJ aurait pu être congédié par AEG. « Non, c’était un partenaire », a répondu Ortega. Il a dit que Michael le lui avait dit.

Panish : Le producteur pourrait vous congédier s’il le voulait, n’est-ce pas ? Ortega : Je pense que Michael n’en serait pas content. « Je suppose qu’ils pourraient essayer », a répondu Ortega. « Je suppose qu’ils pourraient le faire, mais je doute que cela dure plus de 24 heures. » « Je ne pense pas que les producteurs puissent congédier Tom Cruise », a estimé Ortega.

Panish a dit que les films sont différents des chanteurs. « Je ne pense pas que les producteurs puissent congédier Cher », a dit Ortega.

Panish : Avez-vous déjà participé à un spectacle où le promoteur achetait un appareil de RCR ? Ortega : Pas que je sache.

Panish : Avez-vous déjà participé à un spectacle où le promoteur achetait du soluté physiologique, un cathéter, des aiguilles pour un médecin ? Ortega : Non.

Courriel de Woolley à Bob Taylor disant que Randy Phillips et le Dr Murray étaient responsables de l’horaire de répétition et de présence de MJ. « Je me rappelais que le Dr Murray allait être responsable de l’horaire », a dit Ortega. Plus tôt dans le procès, Ortega avait témoigné que l’horaire des répétitions et la présence relevaient du Dr Murray et de Randy Phillips.

Ortega a dit qu’à un moment, il y avait eu une impasse concernant son contrat. Courriel de Gongaware à Ortega du 25 mars 2009 : Je crains que nous ne puissions pas répondre à vos exigences financières pour un accord.

Panish : Connaissez-vous un artiste dans le monde ayant le pouvoir d’attraction de Michael Jackson ? Ortega : Je pense que, si c’était bien fait, Michael serait la plus grande attraction de la planète.

Panish : Vous ne pensez pas que Céline Dion serait plus grande ? Ortega : Je pense que les Stones s’en approchent, McCartney s’en approche. Mais si MJ n’était pas le numéro un, il en était très proche. « Il a vendu 50 spectacles », a dit Ortega. « Plutôt formidable, historique. »

Ortega a dit qu’il n’est pas d’accord avec quiconque dit qu’il n’y avait aucune chance que MJ puisse faire 50 spectacles.

Panish : Avez-vous déjà eu une productrice adjointe qui disait craindre qu’un artiste meure dans les semaines d’un spectacle et qu’il meure effectivement ? Ortega : Non.

« Oui, il a changé avec le temps », a dit Ortega à propos de Michael Jackson.

Panish : MJ était-il perfectionniste ? Ortega : C’est ce que les gens auraient dit de lui. Ortega : La plupart d’entre nous n’avons jamais vu personne travailler aussi dur que MJ pour accomplir quelque chose.

Ortega a dit qu’il n’avait pas vu MJ aux répétitions pendant une longue période en juin.

Panish : En juin, il ne s’est pas présenté du tout ? Ortega : C’est exact. « Il était assez évident qu’il n’avançait pas dans les répétitions à ce genre de rythme », a témoigné Ortega.

Panish : Aviez-vous des inquiétudes quant à son état physique le 14 juin ? Ortega : Je dirais que oui.

Panish : Monsieur, avez-vous dit à quelqu’un que MJ aurait dû être conduit à l’hôpital ? Ortega : Je l’ai peut-être dit.

Panish : L’avez-vous dit après la mort de MJ ? Ortega : Non, je pense que je l’aurais dit plus tôt.

Ortega a suggéré qu’un autre médecin, pas Murray, vienne examiner MJ.

Panish : Vous ne pensiez pas que le Dr Murray faisait du bon travail ? Ortega : Non.

Panish : Pensiez-vous que MJ était irresponsable ? Ortega : Il me semblait qu’il avait des problèmes.

Ortega : MJ était très cool, audacieux, fort dans ses idées et dans ce qu’il voulait pendant tout le début du processus. « Finalement, il a commencé à décliner et à disparaître », s’est rappelé Ortega.

Panish : Je veux que vous supposiez qu’AEG Live a embauché le Dr Murray. Vous attendriez-vous à ce qu’ils embauchent un médecin apte et compétent ? Ortega : Oui.

Panish : Vous vous attendez à ce qu’AEG les vérifie, sans être dans une situation de conflit d’intérêts ? Ortega : Oui.

Panish a demandé si Ortega faisait son travail lorsqu’il a envoyé le courriel exprimant ses préoccupations. « Plus que simplement faire mon travail, veiller sur mon ami », a-t-il dit.

Ortega a dit que le Dr Murray n’avait pas la même mentalité que lui à la réunion du 20 juin. Phillips n’a rien fait pour arrêter la réprimande d’Ortega par le Dr Murray à la réunion, a dit Panish. Ortega a acquiescé.

Panish : Avez-vous déjà appris que Phillips avait attrapé le bras du Dr Murray ? Ortega : Je n’ai jamais entendu cela.

Panish a demandé si Ortega savait quelle pression AEG exerçait sur MJ et le Dr Murray. Il a dit non.

Panish : Avez-vous entendu dire que Murray était sorti en disant qu’il n’en pouvait plus de cette m***e ? Ortega : Non, je n’ai jamais entendu cela.

Ortega a alors estimé : Si Michael vous avait un jour entendu parler comme ça, ce ne serait pas approprié. N’est-ce pas, Mme Jackson ? Katherine Jackson a hoché la tête dans l’assistance en signe d’accord. « Par respect pour les raisons de notre présence ici, ce n’est pas gentil », a dit Ortega à la barre.

Ortega a dit qu’il n’avait jamais dit à Faye que MJ devait affronter ses peurs ; qu’il avait utilisé l’expression « amour dur » et avait peut-être dit que le spectacle pouvait être annulé s’il n’était pas prêt.

Nouveau contre-interrogatoire par AEG

Putnam a procédé à un nouveau contre-interrogatoire.

Ortega : Michael ne s’était pas produit depuis 10 ans. Il restait à voir s’il dominerait le monde comme avant. « Cependant, la vente à guichets fermés à l’O2 pour 50 spectacles a montré qu’il avait toujours un pouvoir d’attraction », a estimé Ortega.

Putnam : Avez-vous vu Michael se détériorer sur 8 semaines ? Ortega : Je n’aurais pas utilisé le mot détériorer pour décrire ce que j’ai vu.

C’est la semaine du 15 juin qu’Ortega est devenu inquiet pour Michael Jackson. Ortega a dit que personne n’est venu le voir les 23 ou 24 pour exprimer des inquiétudes au sujet de MJ. On l’avait fait le 19, mais pas après le retour de MJ le 23.

Putnam : Seriez-vous surpris d’apprendre que les Rolling Stones ont un médecin en tournée avec eux en ce moment ? Ortega : Non.

Putnam : Vous ne savez simplement pas certaines de ces choses, n’est-ce pas ? Ortega : Oui.

Putnam : Avez-vous déjà travaillé sur une tournée où un artiste avait 400 millions de dollars de dettes ? Ortega : Pas à ma connaissance.

Putnam : Avez-vous déjà travaillé sur une tournée où l’artiste ne pouvait pas payer ses dépenses quotidiennes ? Ortega : Je ne crois pas.

Putnam : Avez-vous déjà travaillé sur une tournée où le promoteur/producteur avançait toutes les dépenses quotidiennes ? Ortega : C’est possible, je ne sais pas.

Putnam : Avez-vous déjà travaillé sur une tournée où l’artiste était incapable de payer son médecin personnel ? Ortega : Je ne pense pas, c’est une supposition de ma part.

Putnam : Qui vous a présenté le Dr Murray ? Ortega : Michael P : AEG vous l’a-t-elle présenté ? O : Non P : Qu’a dit MJ ? O : Voici mon médecin.

Putnam a demandé si AEG avait vérifié si le médecin était titulaire d’une licence et s’il avait fait l’objet de sanctions, si c’était une chose responsable à faire. Ortega a dit oui.

Putnam : S’ils n’avaient pas embauché le Dr Murray, cette responsabilité serait-elle, dans votre esprit, au-delà de tout ce qu’ils avaient besoin de faire ? Ortega : Je pense que cela aurait été responsable.

Putnam : M. Phillips vous a-t-il déjà dit qu’il voulait que MJ parte en tournée ? Ortega : Non.

Réinterrogatoire par les Jackson

Au deuxième réinterrogatoire, Panish : Serait-il responsable de placer un médecin en conflit d’intérêts s’ils l’avaient embauché ? Ortega : À mon avis, non.

Nouveau contre-interrogatoire par AEG

Putnam, au troisième contre-interrogatoire, a demandé s’il est courant de vérifier le dossier de crédit d’un médecin avant de l’embaucher. « Je ne pense pas que ce serait quelque chose de la norme », a répondu Ortega.

Putnam : Pensez-vous qu’il est responsable pour un studio d’embaucher Kenny Ortega s’il était endetté ? Ortega : J’ai connu ça et ils m’ont embauché.

Putnam a demandé si être endetté diminue sa capacité. « Je ne pense pas », a répondu Ortega.

Ortega : Être endetté ne change pas votre talent, votre don, votre capacité.

Réinterrogatoire par les Jackson

Panish, au troisième réinterrogatoire : Avez-vous accès à un bloc d’ordonnances ? Ortega : Non

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Putnam et Panish ont posé tour à tour des questions hors de l’ordinaire à Ortega sur la responsabilité. Les jurés riaient à haute voix devant l’échange entre les avocats. Le réalisateur a gardé son sang-froid et a répondu à toutes les questions.

Ortega a été libéré, sous réserve d’être rappelé dans la preuve principale d’AEG. Quand le réalisateur s’est levé, tous les jurés ont applaudi. Il a remercié les jurés, embrassé Mme Jackson, serré la main de Shawn Trell et est parti.

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