Jour 62 du procès AEG : témoignage de Michael LaPerruque
Les Jackson contre AEG - Jour 62 - 5 août 2013 - Résumé
Katherine et Trent Jackson sont au tribunal.
Témoignage de Michael LaPerruque
Contre-interrogatoire par les Jackson
Deborah Chang a mené le contre-interrogatoire.
LaPerruque a dit que les années 2001 à 2004 ont été très difficiles pour Michael Jackson. Elles ont aussi été des années très occupées. MJ enregistrait le simple « You Rock My World » et tournait un court métrage aux studios Universal lorsque LaPerruque a commencé à travailler pour l’artiste. Chang a montré un extrait de « You Rock My World » avec Marlon Brando et Chris Tucker, et MJ. Le simple a fait partie de l’album « Invincible ». LaPerruque était présent lorsque la chanson a été enregistrée. En 2002, LaPerruque a dit que Blanket est né. MJ était très heureux d’être de nouveau papa. LaPerruque est allé à New York avec MJ pour être au théâtre Apollo avec le président Bill Clinton afin d’encourager les gens à s’inscrire pour voter. Chang a montré un extrait du président Clinton présentant MJ à la foule. Elle a aussi montré le 50e anniversaire d’American Bandstand en 2003 à Pasadena et la présence de MJ en camée dans « Men in Black II » en 2002. (ABC7)
Chang a commencé son contre-interrogatoire en montrant plusieurs extraits du travail de Jackson durant la période 2001-2002. C’étaient les premières années où LaPerruque a travaillé pour Jackson. Chang lui a montré un extrait du vidéoclip de « You Rock My World ». LaPerruque était présent lors du tournage d’une partie du vidéoclip, qui mettait en vedette Jackson, Chris Tucker et Marlon Brando. Chang a ensuite montré un extrait de Jackson se produisant lors d’une collecte de fonds du Comité national démocrate en 2002. Il a interprété « Dangerous ». Jackson a été présenté par Bill Clinton. L’avocat de la défense d’AEG Live, Marvin Putnam, s’est opposé à l’extrait — plus précisément au discours de Clinton. Chang avait arrêté l’extrait juste au moment où la prestation de Jackson commençait. Le juge a permis que l’extrait soit diffusé et n’a pas retiré la présentation de Clinton. Chang a ensuite fait jouer un autre extrait de prestation tiré de l’émission spéciale du 50e anniversaire d’American Bandstand. Dick Clark a présenté Jackson. Elle a conclu les extraits en montrant la présence de Jackson en camée dans « Men in Black II » pour démontrer que l’artiste était occupé en 2002. (AP)
Chang : MJ avait-il un bon sens de l’humour, y compris envers lui-même ? LaPerruque : Oui (ABC7)
Chang a posé des questions sur l’évanouissement de MJ en Floride et sur l’appel de ses enfants au 911. LaPerruque a dit qu’il ne sait pas ce qui l’a fait perdre connaissance. LaPerruque a dit que les ambulanciers sont mieux préparés que lui, ancien shérif adjoint, pour évaluer un patient. LaPerruque n’a jamais vu le rapport des ambulanciers. Ils n’ont pas emmené MJ à l’hôpital. Chang a demandé si le rapport mentionnait une glycémie basse. L’avocat du défendeur s’est opposé pour ouï-dire, et le juge a maintenu l’objection. LaPerruque a dit qu’il faisait chaud et humide ce jour-là à Orlando, et qu’il ne sait pas à quand remontait la dernière fois que MJ avait mangé ou bu quoi que ce soit. (ABC7)
Chang a ensuite posé des questions sur l’incident en Floride où les enfants de Jackson ont trouvé leur père inconscient dans le couloir d’une suite d’hôtel. Chang a interrogé LaPerruque sur son expérience des ambulanciers qui font des évaluations médicales de personnes, d’après son expérience comme shérif adjoint. LaPerruque a dit qu’il ne savait pas ce qui avait causé l’état de Jackson, et que les ambulanciers ne l’ont pas transporté ni indiqué qu’il s’agissait d’une surdose. Il a dit qu’il n’avait jamais vu le rapport des ambulanciers et n’était pas dans la pièce où ils ont examiné Jackson. Chang a demandé à LaPerruque si les ambulanciers avaient mentionné que Jackson avait une pression artérielle basse, mais AEG s’y est opposée et l’objection a été maintenue. LaPerruque a répété qu’il n’avait jamais vu de flacons de médicaments d’ordonnance ni d’alcool dans la suite de Jackson ce jour-là. (AP)
Le chef de la sécurité n’a jamais vu de drogues dans la chambre de MJ. « Je n’ai jamais vu les médecins traiter M. Jackson », a dit LaPerruque. Il a dit qu’il ne faisait qu’emmener MJ au cabinet du médecin et qu’il attendait dehors. (ABC7)
Chang a posé des questions sur les médecins que LaPerruque connaissait et qui voyageaient et soignaient Jackson. Il a dit au jury qu’il n’avait jamais été témoin de leurs traitements sur Jackson. On a demandé à LaPerruque si l’un des médecins semblait fasciné par Jackson. Il a dit oui, et a cité le Dr Alimorad Farshchian. Farshchian est un médecin de Miami qui a posé un implant à Jackson pour bloquer les effets du Demerol et d’autres opiacés. (AP)
Chang : Avez-vous déjà fait part au Dr Farshchian de vos inquiétudes, parce que vous pensiez qu’il prescrivait trop de médicaments ? LaPerruque : Oui. « Il semble y avoir eu une relation sociale entre le Dr Farshchian et Michael Jackson », a dit LaPerruque. (ABC7)
Chang : De 2001 à 2004, avez-vous traversé beaucoup de douleur, de stress et d’anxiété ? Objection, vague. Maintenue. (ABC7)
LaPerruque n’a jamais su quel genre de traitement était nécessaire pour soigner le vitiligo et le cuir chevelu brûlé de MJ. (ABC7)
En 2007-2008, LaPerruque a recommencé à travailler avec MJ. Il n’avait jamais entendu parler du Dr Murray. (ABC7) Chang a demandé si LaPerruque avait déjà entendu parler de Conrad Murray lorsqu’il est retourné travailler avec Jackson en 2007 et au début de 2008. Il a dit non. (AP)
Chang : Serait-il juste de dire qu’au fil des années où vous avez travaillé pour MJ, vous ne l’avez jamais vu faire de surdose ? LaPerruque : Oui (ABC7)
LaPerruque a fait part de ses inquiétudes au Dr Farshchian, au Dr Slavitch à San Francisco et à Grace Rwaramba. À un moment donné, LaPerruque et Rwaramba avaient un système pour essayer d’empêcher les médecins de prescrire trop de médicaments à MJ. (ABC7) LaPerruque a dit avoir fait part à Farshchian de ses inquiétudes quant au fait que le médecin prescrivait trop de médicaments à Jackson. Il a dit que Farshchian accompagnait souvent Jackson dans ce qui semblait être des voyages plus sociaux que médicaux. (AP)
Chang : Vous avez essayé de protéger M. Jackson, n’est-ce pas ? LaPerruque : Oui. Chang : L’avez-vous déjà vu avec de terribles frissons ? LaPerruque : Non. Chang : L’avez-vous déjà vu avec une perte de poids alarmante ? LaPerruque : Non. Chang : Avez-vous déjà entendu des gens se plaindre qu’on pouvait voir son cœur battre à travers sa poitrine ? LaPerruque : Non. Chang : Avez-vous déjà vu MJ perdu, paranoïaque ? LaPerruque : Non. Chang : Avez-vous déjà entendu MJ dire que Dieu lui parlait ? LaPerruque : Non.
Chang a demandé ce que LaPerruque aurait fait s’il avait vu ces symptômes. « J’aurais été très inquiet, et si j’avais pensé que sa vie était en danger, je l’aurais emmené à l’hôpital », a dit LaPerruque. (ABC7)
L’avocate a demandé si LaPerruque avait essayé de protéger Jackson. « Oui », a-t-il répondu. « J’ai fait de mon mieux. » LaPerruque, en réponse aux questions de Chang, a dit qu’il n’avait jamais vu MJ avec « de terribles frissons » ni avec une « perte de poids alarmante ». Le garde du corps a aussi dit qu’il n’avait jamais entendu Jackson dire qu’il parlait à Dieu ni paraître perdu et agacé — des symptômes qu’il a manifestés en 2009. LaPerruque a dit que s’il avait vu l’un de ces symptômes et pensé qu’ils mettaient sa vie en danger, il aurait emmené Jackson à l’hôpital. (AP)
Randy Jackson était seul lorsqu’il est arrivé à Neverland en hélicoptère. Il avait toutefois un pilote, a précisé LaPerruque. Chang : Avez-vous déjà entendu Randy Jackson parler d’une intervention ? LaPerruque : Non. Chang : Avez-vous entendu le mot intervention ce jour-là ? LaPerruque : Non. Chang : Avez-vous déjà su qu’il y avait une intervention ? LaPerruque : Non. (ABC7)
Chang a posé des questions sur l’incident où Randy Jackson est venu au ranch de Neverland en hélicoptère et a été refoulé. LaPerruque a dit que ni Michael ni Randy Jackson n’ont employé le terme intervention pour décrire la visite. Randy n’avait pas amené de médecin, a-t-il dit. (AP)
Après 2004, LaPerruque n’a pas vu MJ au quotidien, sauf en 2005 durant le procès criminel. Il n’a jamais vu MJ en 2006 et au début de 2007. MJ a été acquitté de toutes les accusations d’agression sexuelle sur des enfants et a quitté le pays après le verdict. Rwaramba a contacté LaPerruque pour qu’il retourne travailler pour MJ. Il a dit qu’il n’aurait pas mis son emploi en péril à l’époque s’il avait pensé que MJ prenait de la drogue. LaPerruque n’a jamais observé de problème en 2007 avec MJ sous l’influence de médicaments d’ordonnance. (ABC7) Le garde du corps a dit que, lorsqu’il est retourné travailler pour Jackson en 2007 et au début de 2008, le chanteur semblait avoir une idée claire de ce qu’il voulait faire. LaPerruque a répété qu’il n’avait vu aucun signe indiquant que Jackson avait des difficultés avec des médicaments d’ordonnance en 2007 ou au début de 2008. (AP)
Chang : Avez-vous une idée de qui était responsable des finances de MJ en 2007 ? LaPerruque : Raymone Bain (ABC7)
Le chef de la sécurité a dit avoir appris que Bain était devenue la gérante de MJ en 2006. Elle était la PDG/présidente de MJJ Productions. Elle a signé son contrat. Chang a demandé si LaPerruque avait remarqué qu’il y avait une transition dans le poste de Bain à l’époque où il n’était pas payé. Il a dit qu’il ne savait pas. LaPerruque a dit qu’il ne connaissait pas la valeur nette et/ou la dette de MJ à ce moment-là. Il a reçu un appel de Bain disant que MJ n’aurait pas besoin de sécurité. (ABC7)
LaPerruque a dit que Janet Jackson l’avait embauché, lui et d’autres membres du personnel, pour travailler à l’événement du 14 mai 2009, soit l’anniversaire de mariage de ses parents. L’événement avait lieu au restaurant indien Chakra à Beverly Hills. C’était la dernière fois que LaPerruque voyait MJ, un mois avant sa mort. Chang a montré une photo de MJ en juin 2009. Chang : Il ne ressemblait en rien à cela, correct ? LaPerruque : Correct. Chang : S’il avait ressemblé à cela, vous auriez été alarmé ? LaPerruque : Oui (ABC7) Chang a aussi précisé quand LaPerruque avait vu Jackson pour la dernière fois. Il avait dit la semaine dernière que c’était deux semaines avant la mort du chanteur. En fait, c’était en mai, lors d’une fête d’anniversaire que Janet Jackson avait organisée pour ses parents dans un restaurant de Beverly Hills. Chang a montré à LaPerruque la photo du 19 juin de Michael Jackson où il paraît extrêmement mince. Elle a demandé s’il avait cet air en mai. « Je ne pouvais pas voir LaPerruque, mais il semblait pris de court par la photo. » Il a dit que ce n’est pas l’allure qu’avait Jackson en mai 2009. Le garde du corps a ajouté que s’il avait vu Jackson tel qu’il apparaît sur la photo, il aurait été alarmé. (AP)
Chang : Était-ce une personne gentille et douce ? LaPerruque : Oui
Le fait que MJ était l’un des artistes les plus célèbres du monde n’avait pas changé son humilité, a dit LaPerruque. Chang a demandé si LaPerruque savait que MJ avait donné des milliers de dollars à United Way. Il a dit oui. LaPerruque a dit au jury qu’une fois, MJ lui avait demandé d’aller chez Toys R Us acheter autant de cadeaux qu’il le pouvait. Il a dit que MJ voulait donner les jouets aux enfants du refuge pour femmes à Hollywood, en Floride. Il a dit que MJ y avait dépensé des milliers de dollars, et que MJ avait décidé de ne pas y apparaître parce qu’il ne voulait pas que cela devienne un cirque médiatique. « Nous y sommes allés et avons fait don des jouets », a dit LaPerruque. LaPerruque a dit que MJ avait appris de sa mère à donner de l’argent aux pauvres. (ABC7) On a interrogé LaPerruque sur la charité de Jackson et il a cité des cas où le chanteur avait acheté des jouets pour un refuge pour femmes de Floride. Au lieu de livrer les jouets et de causer une scène, LaPerruque a dit que Jackson avait demandé à ses gardes du corps de les livrer. Le chanteur arrêtait aussi sa voiture et donnait de l’argent aux gens dans la rue, une pratique qu’il avait apprise de sa mère, a dit LaPerruque. (AP)
Chang : D’après vos observations et ce qu’il vous disait, aimait-il sa mère ? LaPerruque : Oui. C : L’aimait-elle ? LP : Oui
LaPerruque a décrit la relation de MJ avec ses enfants comme excellente. « C’était une relation très aimante », a-t-il dit. LaPerruque : Ils voulaient être avec leur père. Je pense que MJ était le plus heureux quand il était avec ses enfants. Il a dit que MJ voulait qu’ils désirent vraiment quelque chose et apprécient ce qu’ils avaient. MJ limitait ses enfants à un cadeau et un seul cadeau lorsqu’ils allaient dans un magasin de jouets, a témoigné LaPerruque. L’intention de MJ était que les enfants désirent vraiment quelque chose et apprécient ce qu’ils avaient, a expliqué LaPerruque. LaPerruque : Pas seulement cela, il les orientait vers des jouets de type éducatif dont ils pouvaient apprendre. « Il voulait être le meilleur père qui soit », a témoigné LaPerruque. L’une des choses dont LaPerruque se souvient le plus de Michael Jackson est le fait que MJ était toujours gentil et doux avec ses enfants. (ABC7)
Le garde du corps a décrit la relation étroite et aimante que Jackson avait avec sa mère et ses trois enfants. LaPerruque : « Je pense que Michael était le plus heureux quand il était avec ses enfants. » Il a ajouté que Jackson ne gâtait pas ses enfants. Jackson ne permettait à ses enfants d’acheter qu’un seul jouet chacun lorsqu’ils faisaient des courses, a dit LaPerruque. Chang : « Voulait-il être rappelé comme le plus grand artiste du monde ou comme le plus grand père ? » R : « Je dirais le plus grand père. » (AP)
La période 2001-2004 était celle où MJ essayait de cesser sa consommation de drogues, voulait sa famille loin de Neverland, a dit LaPerruque. Pour la fête du 60e anniversaire de mariage des parents, le restaurant a été fermé pour Janet Jackson et les membres de la fête. (ABC7)
LaPerruque : Dans le cadre de mon emploi auprès de M. Jackson, nous avions une pièce pour lui pour les temps morts, aussi appelée loge. LaPerruque s’assurait que la pièce soit prête pour MJ à son arrivée. Ils se voyaient d’abord dans la salle principale mais parlaient dans la pièce privée. (ABC7)
Chang : Un membre de la famille est venu au ranch à une occasion, n’est-ce pas ? LaPerruque : Oui. Chang : MJ était-il toujours capable de se produire et de remplir ses fonctions ? LaPerruque : Oui. Chang : S’il y avait déjà eu un moment où il ne pouvait pas monter sur scène pour se produire, cela aurait été une préoccupation pour vous ? LaPerruque : Oui
Réinterrogatoire par AEG
Le questionnement de Chang s’est terminé, et Putnam n’a posé que quelques questions. Il a demandé si les appels tardifs de Jackson avaient eu lieu pendant la même période que les extraits de ses prestations lors de la collecte de fonds démocrate et de l’événement American Bandstand. LaPerruque a dit que oui. Les appels ont eu lieu sur une large période, de 2001 à 2004. (AP)
LaPerruque est ensuite libéré.
Témoignage d’Eric Briggs
Réinterrogatoire par AEG
L’avocate de la défense d’AEG Live, Sabrina Strong, a interrogé Briggs en premier aujourd’hui, le questionnant sur des points où son opinion avait été attaquée. Briggs a maintenu que toute projection des revenus futurs de Jackson serait spéculative, et qu’il n’a pas essayé d’estimer un chiffre. Briggs a dit que les calculs que Panish lui avait fait faire la semaine dernière n’étaient pas crédibles. Il les a qualifiés de résultats d’un « problème de mathématiques ». Les chiffres que Panish avait fait calculer à Briggs étaient très semblables à ce que l’expert des plaignants Arthur Erk avait produit pour un chiffre de plus d’un milliard de dollars. Briggs : « Ce sont des tournées qui n’ont jamais eu lieu. Ce sont des tournées imaginaires qui sont le résultat d’un problème de mathématiques. » (AP)
Sabrina Strong a mené l’interrogatoire. Elle a demandé si Briggs avait consigné le temps travaillé dans cette affaire comme il est d’usage dans l’industrie. « Au cours de ma carrière de 15 ans, c’est la façon normale dont nous facturons les clients », a répondu Briggs. Strong a demandé si le montant facturé avait quoi que ce soit à voir avec ses opinions. Briggs a dit non. (ABC7)
Briggs : J’ai entrepris d’évaluer les projections raisonnables à partir des chiffres de M. Erk. Il a dit avoir assisté au témoignage d’Erk, donné des dépositions et fait des recherches approfondies pour en arriver à ses conclusions et à son opinion. Briggs a dit que la première fois qu’il a vu les projections d’Erk, c’était lors de la déposition d’Erk en mars. Il a été interrogé quelques jours plus tard. Briggs a dit qu’après sa propre déposition, il a fait des recherches supplémentaires. Il a examiné l’historique des tournées de MJ aux États-Unis et outre-mer. Il a aussi analysé l’historique de tous les artistes ayant affiché complet pour tous leurs spectacles. Briggs a dit que la projection a été faite en fonction d’un artiste solo, et qu’il n’a donc pas analysé MJ au sein du groupe Jackson 5. Briggs a dit avoir analysé la projection d’Erk et, après avoir conclu qu’elle était spéculative, ce n’était pas à lui de spéculer ou de prévoir sur de nombreuses pages. (ABC7)
Strong a posé des questions sur le fait que Brian Panish se soit renseigné sur le parcours de Briggs en matière de vérifications. « Cette affaire ne comporte pas de litige de vérification », a répondu Briggs. (ABC7)
Briggs a dit qu’Erk avait présenté une projection précise d’un projet de divertissement auquel MJ aurait potentiellement participé. « L’économie du projet, c’est ce que je fais tous les jours — évaluer les risques et projeter les revenus », a expliqué Briggs. Strong a montré une diapositive créée par Panish. Les barres bleues représentent ce qui est publiquement connu comme s’étant produit, a dit Briggs. Strong a demandé si les barres vertes sont des « tournées imaginaires » résultant d’un problème de mathématiques. « Ce sont des tournées qui n’ont jamais eu lieu », a dit Briggs. Briggs a expliqué le calcul de Panish : le public moyen de MJ multiplié par le nombre de spectacles d’autres artistes multiplié par le prix de billet de 108 $ d’Erk. Briggs a dit que Panish a utilisé 3 statistiques différentes et les a toutes multipliées. « C’est juste un problème de mathématiques », a-t-il dit.
Strong : En regardant cela, M. Panish a-t-il comparé des pommes avec des pommes ? Briggs : Je ne pense pas. Briggs a dit que 55 000 personnes multipliées par 167 spectacles dans les résultats de la tournée d’AC/DC donnent plus de 9 millions de billets, le double de tout ce qui a jamais été associé à MJ. Briggs a dit que la tournée HIStory a vendu 4,5 millions de billets pour 82 spectacles. Bad a aussi vendu environ 4,5 millions de billets pour 123 spectacles. Briggs : Historiquement, ses spectacles ont vendu 4,5 millions de billets, en tenant compte du fait qu’il vendait plus d’albums à ce moment-là et était plus actif. Strong : Était-ce le sommet de sa carrière ? Briggs : Je pense que oui. Briggs a dit que la projection d’Erk est « nettement supérieure aux tournées antérieures de MJ et nettement supérieure aux tournées imaginaires calculées par Panish ». Strong : MJ pouvait-il avoir un public de 13 millions pour son spectacle ? Briggs : Je ne sais pas comment on peut être raisonnablement certain que cela se serait produit. (ABC7)
Il a dit au jury qu’on ne peut pas présumer que, simplement parce qu’un promoteur a ajouté des concerts, ils afficheraient forcément complet. Briggs : « Ajouter des spectacles ne signifie pas que le public continuera de se présenter pour remplir l’aréna. » La fréquentation mondiale de deux des tournées précédentes de Jackson, « Bad » et « Dangerous », était d’environ 4,5 millions de spectateurs, a dit Briggs. Les projections d’Erk dépassaient plus du double de ce chiffre, ce que Briggs a dit n’être pas étayé par l’historique de tournées de Jackson. (AP)
Briggs a dit qu’une communication par courriel de Gongaware indiquait qu’il y avait une proposition de tournée mondiale le 26 septembre 2008. Briggs a dit qu’un certain nombre de mots dans le courriel lui indiquent qu’il s’agissait d’un plan préliminaire. « C’est clairement aux premiers stades d’une proposition », a dit Briggs. En septembre 2008, l’entente entre MJ et AEG n’avait pas encore été signée. Au sujet du courriel disant « son brut approcherait un demi-milliard de dollars », Briggs a dit qu’il l’interprète comme les ventes totales de billets et de produits dérivés. La projection d’Erk était de 1,56 milliard de dollars, a-t-il comparé. Le courriel dit « Net pour Mikey : 132 millions de dollars », ce que Briggs a expliqué comme indiquant le montant que AEG s’attendait à ce que MJ touche net. Briggs a dit qu’Erk avait projeté environ 900 millions de dollars nets pour MJ. Briggs : Il n’y avait pas de plan formel (pour une tournée mondiale). C’est une proposition préliminaire, et la projection de M. Erk était entièrement spéculative. Au sujet des spectacles au Japon et en Inde, Gongaware prévoyait 4 spectacles en Inde. Briggs a dit qu’Erk avait projeté 60 spectacles en Inde. Gongaware prévoyait 8 spectacles au Japon plus 1 privé pour un total de 9 spectacles, contre la projection de 50 spectacles au Japon de M. Erk, a dit Briggs. (ABC7)
Briggs a dit avoir vu des manchettes à propos d’un don par MJ des recettes d’une tournée à une œuvre de charité. Il a dit ne pas savoir si cela s’est déjà produit. Briggs a dit qu’il s’est fié au témoignage de Gongaware selon lequel les tournées de MJ perdaient de l’argent ou atteignaient le seuil de rentabilité, puisque le montant réel est normalement confidentiel.
Strong : S’il n’avait pas gagné d’argent avec ces tournées, aurait-il fait des dons ? Briggs : S’il n’avait pas gagné d’argent, il n’y aurait pas eu de profit à donner. (ABC7)
Briggs a examiné la déposition du Dr Shimelman dans cette affaire. On avait demandé au médecin de donner sa meilleure estimation de l’espérance de vie de MJ en juin 2009.
Briggs : Il a clairement déclaré que l’espérance de vie de Michael Jackson était de 1 semaine en juin 2009. Strong : Sur quels autres éléments le Dr Shimelman s’est-il appuyé en plus de l’utilisation de propofol par MJ ? Briggs : Il a parlé précisément de la synergie des médicaments que MJ prenait et de leur impact sur l’artiste. Briggs a dit que les Drs Earley et Levounis se sont aussi appuyés pour leur opinion sur la connaissance de l’historique de sa consommation de drogues et de la manière dont il les prenait. Strong : Se sont-ils appuyés uniquement sur l’utilisation de propofol ? Briggs : Il y avait des témoignages sur la synergie des médicaments, l’interaction des médicaments utilisés par MJ. (ABC7)
« Je ne vois pas en quoi un intérêt pour une tournée mondiale rend raisonnablement certain qu’elle aura lieu », a dit Briggs. Il a dit qu’il n’y avait aucune entente au-delà de 50 spectacles au moment de la mort de MJ. De plus, il faut tenir compte de l’historique de consommation de drogues de MJ et de ses annulations de spectacles, ainsi que du risque général dans le métier. Briggs a dit qu’il y avait eu une demande importante qui dépassait les attentes pour le spectacle de Londres. « Cela signifie qu’à Londres, beaucoup de gens étaient intéressés à voir MJ faire ce qu’il faisait de mieux : se produire », a-t-il expliqué. Mais Briggs a témoigné qu’il y avait une différence entre la demande pour voir MJ et une société commanditant l’artiste. Il a dit qu’AEG n’avait pas pu obtenir de commandite même après la forte demande de billets. Briggs : Cela indique qu’il y avait une demande, cela n’atténue pas le risque pour la santé, cela n’atténue pas le risque d’annulation. (ABC7)
Tom Barrack a témoigné qu’il ne connaissait pas la consommation de drogues de M. Jackson, a dit Briggs. Briggs a dit qu’on lui avait demandé d’analyser ce que nous avons aujourd’hui et les facteurs clés que nous connaissons maintenant et que nous ne connaissions pas à l’époque. « Erk a précisément déclaré qu’il n’avait pas pris en compte la consommation de drogues de Michael Jackson pour former son opinion », a témoigné Briggs. « Il n’y a aucune base raisonnable pour ces projections compte tenu des faits que nous connaissons », a conclu Briggs. (ABC7)
(En l’absence du jury, Putnam a dit à la juge Yvette Palazuelos que Panish avait menacé Briggs pendant la pause. Putnam a dit que Panish avait dit à Briggs : « vous avez de la chance que nous soyons au tribunal. » « Je ne peux pas laisser mon témoin se faire menacer, Votre Honneur », a dit Putnam. Panish a dit que les événements ne s’étaient pas tout à fait passés ainsi. Il a dit à la juge que Briggs lui avait foncé dessus, disant : « ce témoin m’a foncé dessus. » La juge a ri et dit : « Je serais surprise que quelqu’un puisse vous foncer dessus, M. Panish. » Panish a dit qu’il ne l’avait ni touché ni frappé. Juge : M. Panish, ne parlez à aucun témoin à moins de parler de cette affaire. Panish : Je ne l’ai pas menacé ; il n’a pas peur. Il saurait si je l’avais menacé. (ABC7))
Nouveau contre-interrogatoire par les Jackson
Au nouveau contre-interrogatoire, Panish a demandé si Briggs avait été mis de côté pour accommoder un autre témoin ayant des problèmes d’horaire. Il a dit oui. (ABC7) Lorsque Panish a pris la relève, il a demandé à Briggs s’il était juste de dire que ses honoraires pour l’affaire dépassaient 700 000 $. Briggs a dit que c’était juste. Panish a ensuite dit que, pour 700 000 $, son opinion était que Jackson n’aurait gagné aucun argent pour ses enfants. Briggs a dit que toute projection était spéculative et qu’il n’était pas là pour spéculer. (AP)
Panish : Est-il juste de dire que vos factures s’élèvent maintenant à 700 000 $ ? Briggs : C’est juste. Panish : Et pour 700 000 $, votre opinion est que MJ n’aurait pas gagné un sou en travaillant pour le donner à ses enfants ? Briggs : Toute projection de revenus est spéculative. Panish : À votre avis, il est spéculatif que MJ gagne de l’argent en travaillant, correct ? Briggs : Oui. Panish : Vous ne déterminez pas ce qui est pertinent dans cette salle d’audience, n’est-ce pas ? « Pour ce qui est de mon opinion, c’est moi qui détermine ce qui est pertinent », a dit Briggs. (ABC7)
Panish a posé des questions sur l’interaction de Briggs avec l’avocate de la succession de MJ. « Je vous ai dit qu’il n’y avait pas de renonciation écrite avec la succession », a expliqué Briggs. La succession a des avocats différents ; ils ne sont pas représentés par le cabinet de Panish, a dit Briggs. Il a dit que, selon sa compréhension, son associé a appelé l’avocate de la succession, Jeryll Cohen, pour l’informer qu’il témoignerait dans cette affaire. Panish : Donc cette déclaration sous serment était mensongère, monsieur ? Briggs : Ce n’est pas exact ; c’était ma meilleure compréhension à l’époque. Panish a dit que Briggs avait témoigné avoir demandé à la succession la permission d’être engagé par AEG et de témoigner dans cette affaire. « Je comprends maintenant que la teneur de l’appel n’était pas une autorisation mais un appel de notification », a expliqué Briggs. « Il y a eu un appel pour aviser la succession, non pour recevoir l’autorisation de la succession », a dit Briggs. Panish : Votre témoignage est-il que vous avez appelé Mme Cohen avant de signer la lettre de mandat avec les avocats d’AEG ? Briggs : Ce n’est pas exact. « Je n’ai jamais appelé Mme Cohen pour obtenir l’autorisation de témoigner », a dit Briggs. « Personne n’a appelé pour une autorisation ; ils ont appelé pour une notification. » Briggs a dit que son associé, Roy Salter, avait appelé la société de Hoffman pour aviser que Briggs allait témoigner dans cette affaire. Panish : Et vous en êtes aussi sûr que de tout ce que vous avez témoigné dans cette affaire, correct ? Briggs : Oui. Briggs a dit que le conseiller juridique général de FTI s’était occupé de la question. (ABC7)
Panish : Craignez-vous de faire un faux témoignage sous serment ? Briggs : Bien sûr que je crains de faire un faux témoignage sous serment !
« Aucune autorisation n’a été demandée ; il y a eu une notification à la succession », a dit Briggs. Briggs a dit qu’il n’a aucune trace d’en avoir parlé avec Salter. Il a dit que son meilleur souvenir est que cela s’est produit quelques jours avant le mandat de la firme auprès des avocats d’AEG. (ABC7)
Panish a montré l’opinion de Briggs. « C’est la base de mon opinion qu’il est spéculatif que les spectacles au Royaume-Uni soient menés à terme », a dit Briggs. « L’une des bases est la santé de MJ », a dit Briggs. « Dans cette base, l’espérance de vie est essentielle. » Panish : Avez-vous écrit quoi que ce soit au sujet du témoignage du coroner ? Briggs : Non. Panish a demandé si le coroner avait témoigné sur l’espérance de vie. « Je comprends que le coroner n’a pas été interrogé en déposition », a dit Briggs. Il a donc dit qu’il ne pouvait rien noter à ce sujet dans ses notes. « Je n’ai pas fait référence au rapport d’autopsie », a expliqué Briggs. (ABC7)
Panish a demandé combien de projets MJ avait réalisés après la tournée « Dangerous ». Briggs a dit que cela dépendait de la façon de classer le travail. Panish a nommé plusieurs projets sur lesquels MJ a travaillé, comme le concert-bénéfice de Luciano Pavarotti pour les enfants et le concert-bénéfice « United We Stand » du 11 septembre. Il s’est aussi produit à New York avec Bill Clinton, a participé aux films « Men in Black 2 » et « Miss Castaway », et l’album Thriller 25 a été réédité. Briggs connaissait certains des projets, pas tous. Il a dit que « Thriller 25 » avait eu un immense succès. (ABC7)
Après la pause, Panish a interrogé Briggs sur plusieurs projets que MJ avait réalisés après la tournée HIStory et que le consultant n’avait pas pris en compte. Ils comprenaient certains des événements dont LaPerruque a témoigné ce matin, dont la présence en camée dans « Men in Black II ». Panish a aussi posé des questions sur la sortie d’une compilation de succès no 1, la sortie de « Thriller 25 » en 2008, et les 100 chansons que MJ a enregistrées entre 2001 et 2008. Briggs a dit qu’il ne pouvait pas dire avec certitude à quel point Jackson avait participé à des projets de compilation ou de réédition d’album. (AP)
Panish : Savez-vous qu’il a enregistré 100 nouvelles chansons entre 2001 et 2008 pour une nouvelle sortie ? Briggs : Je ne le savais pas. « Pour être clair, je donne une opinion sur les revenus futurs, pas sur ses albums », a dit Briggs. Briggs a expliqué que s’ils avaient un plan, il serait en soutien à la tournée de l’O2, ainsi qu’un budget détaillé et un financement. « Le financement semblait en place pour les concerts de l’O2, oui », a dit Briggs. Il y avait aussi un réalisateur et un investissement d’environ 34 millions de dollars. La capacité de l’aréna O2 pour un spectacle de MJ est de 15 000 en moyenne. « Le contrat envisageait la possibilité d’une tournée mondiale », a avancé Briggs. « Le territoire est un terme défini dans le contrat », a dit Briggs. « Le territoire est défini comme le monde. » Panish : Est-ce la preuve qu’une tournée mondiale était envisagée par MJ et AEG Live ? Briggs : Oui, c’est la preuve qu’une tournée mondiale était envisagée. (ABC7)
Panish a montré un courriel écrit par Kathy Jorrie : Néanmoins, je recommande qu’une vérification des antécédents soit effectuée par un détective privé et/ou, au minimum, que quelqu’un d’AEG Live rencontre Michael Jackson pour s’assurer qu’il comprend que nous concluons avec lui une entente de tournée qui exigera de lui qu’il fasse une tournée mondiale... (ABC7)
Panish a posé des questions sur une ligne d’un courriel de Kathy Jorrie — l’avocate qui a rédigé l’entente de Conrad Murray — qui mentionnait une tournée mondiale. Briggs a confirmé que Jorrie avait écrit que Jackson serait tenu de faire une tournée mondiale. Il a répété son opinion, fondée sur la lecture des témoignages d’experts médicaux, que la consommation de drogues de Jackson pourrait empêcher la tournée mondiale d’avoir lieu. Panish a aussi montré à Briggs un courriel du PDG d’AEG Live Randy Phillips datant de mars 2009 disant que la société avait un plan de 4 ans pour des concerts de MJ. Briggs a dit que le simple fait qu’il y avait une demande pour des concerts de Jackson ne changeait pas les facteurs de risque selon lesquels MJ pourrait ne pas être en mesure de faire une tournée. (AP)
Panish : Vous nous avez dit que la consommation de drogues de MJ rend spéculatif qu’il aurait pu faire une tournée mondiale et gagner un sou ? Briggs : Sa consommation de drogues était un facteur et une base de mon opinion. (ABC7)
Briggs a dit que les sociétés de commandite ont une longue mémoire concernant les gens auxquels elles veulent s’associer. Panish a demandé si les sociétés de commandite avaient une mémoire durable à propos de Tiger Woods. Briggs a dit que les athlètes sont très différents des artistes. Panish : Dites-nous chaque entente de commandite dont vous vous souvenez d’avoir examinée dans le cadre de votre expérience. Briggs a dit qu’il ne se souvient pas d’avoir examiné de contrats de commandite précis ; il a besoin d’un moment pour réfléchir. L’expert a dit avoir examiné l’entente de commandite de 50 Cent et Vitamin Water. Briggs a dit qu’il hésite à divulguer les valeurs, mais sait que 50 Cent a reçu des parts dans la société. Panish : C’était plus de 100 millions de dollars, n’est-ce pas, monsieur ? Briggs : Pas à l’époque. Il a conclu une entente que l’on croyait valoir beaucoup moins que cela. Briggs a dit que l’entente était d’environ 10 millions de dollars, mais qu’il ne se souvient d’aucune transaction en argent. Aujourd’hui, on dit que l’entente vaut 100 millions de dollars. Briggs a écrit dans sa note : Paul McCartney — 5 millions de dollars ; Lexus — 10 millions de dollars ; Rolling Stones — 10 millions de dollars ; Citibank — Autres dans la fourchette de 1 à 2 millions de dollars. Panish a demandé à Briggs d’où venait cette information. Briggs a dit qu’il ne s’en souvient pas ; il ne peut pas donner de précisions. (ABC7)
À propos du plan de 4 ans qui comprenait une tournée en Australie, Briggs a dit : « Je ne vois pas comment la demande règle le problème d’une espérance de vie d’une semaine. » (ABC7)
Panish s’est adressé à la juge : Votre Honneur, je demande que M. Putnam cesse de faire des commentaires. Juge : J’ai déjà dit que je ne vais pas faire la nounou pour vous deux. Le jury n’a pas ri cette fois-ci. (ABC7)
Panish a discuté longuement avec Briggs du tableau et de la façon dont Erk était arrivé à ces chiffres. (ABC7)
Réinterrogatoire par AEG
Strong, au ré-ré-réinterrogatoire : Avez-vous déjà contesté qu’une tournée mondiale était envisagée ? Briggs : Non. Il a dit qu’il en avait tenu compte, mais que cela n’atténuait pas certaines des préoccupations qu’il avait. (ABC7)
Briggs a dit que le conseiller juridique général de sa firme avait confirmé qu’il n’y avait aucun conflit d’intérêts pour qu’il témoigne dans cette affaire. « La succession ne s’est pas opposée à ma participation à cette affaire », a dit Briggs. (ABC7)
Nouveau contre-interrogatoire par les Jackson
Panish, au ré-ré-ré-contre-interrogatoire : Vous êtes aussi sûr de cela que de tout le reste de ce que vous avez témoigné, que votre société a contacté la succession avant de signer l’entente ? Briggs : C’est exact.
Briggs est libéré et la juge a accordé une pause dans la séance de l’après-midi.
Déposition vidéo de Timm Woolley
Les avocats d’AEG ont fait jouer une déposition vidéo de Timm Woolley, un conseiller financier qui a travaillé sur « This Is It ». Il est conseiller depuis 20 ans. (ABC7)
Woolley était un comptable de tournée qui a parlé à Murray des conditions de son contrat et lui a transmis des ébauches de contrat. Woolley a été interrogé en déposition en Floride en juin 2012. Il a dit qu’il n’avait jamais lu les ébauches de contrat de Murray et nié avoir négocié avec le médecin. Selon Woolley, il a appelé Murray pour régler les détails de ce dont il avait besoin pour travailler sur les spectacles « This Is It » et les détails d’un contrat. Woolley a dit qu’il avait reçu des instructions du dirigeant d’AEG Live Paul Gongaware de traiter avec Murray. Les deux hommes ont parlé au début de mai. (AP)
Kevin Boyle, l’avocat des Jackson, a mené l’interrogatoire. Boyle a demandé s’il trouvait étrange que MJ veuille un médecin en tournée. « C’était son choix. Que ce soit habituel ou non n’était pas à moi de décider », a répondu Woolley. « Je pense que je voulais me débarrasser de M. Murray », a dit Woolley au sujet des courriels qu’il avait écrits à Murray. Il a dit que l’intention était de le faire patienter. (ABC7)
Woolley a dit que Prince avait donné quelques spectacles à l’O2 ; il avait agi comme consultant financier. Gongaware a contacté Woolley pour travailler sur la tournée « This Is It ». Woolley a reçu un courriel au début de 2009. Il a dit que Gongaware voulait qu’il soit son adjoint pour travailler sur les projections, les comptes payables, la paie, la petite caisse. « (J’ai) été son adjoint dans les questions financières, lorsque cela m’était délégué », a expliqué Woolley. Woolley a dit qu’il n’avait pas mené les négociations avec le Dr Murray. Il a dit que négociations est un terme large et qu’il a peut-être fait un certain travail. Il a dit avoir recueilli de l’information au nom de MJ, de son médecin que l’artiste voulait engager, a expliqué Woolley.
Woolley a dit que Gongaware lui avait dit que MJ voulait engager Conrad Murray, dont il a dit avoir appris plus tard qu’il était le médecin principal de MJ. Boyle : Avez-vous demandé pourquoi MJ voulait un médecin personnel en tournée ? Woolley : Ce n’était pas à moi de le demander. (ABC7)
Woolley se souvient d’avoir appelé Murray une fois au début de mai pour vérifier s’il avait besoin de quoi que ce soit afin de transmettre l’information aux bonnes personnes. Un courriel dit : « Besoin pour un lieu, une unité de RCR extracorporelle à domicile. » Woolley a dit avoir suggéré au Dr Murray d’obtenir des unités de RCR. Il a dit qu’il travaillait pour la tournée et avait appelé le médecin au nom de Michael Jackson. Boyle : Avez-vous reçu des ordres de MJ ? Woolley : Non. « J’ai énuméré cet article comme un article qu’il pourrait vouloir avoir », a dit Woolley au sujet des unités de RCR, ou de défibrillation. Il a dit que, dans sa communauté, des unités de RCR avaient été installées dans certaines maisons et qu’il avait pensé à le demander. Boyle a demandé si Woolley vivait dans une maison de retraite. Il a dit qu’il n’est pas retraité. Boyle : Aviez-vous une raison de croire que MJ pouvait avoir une crise cardiaque ? Woolley : Aucune (ABC7)
Murray n’était pas communicatif sur ce dont il avait besoin pour soigner Jackson, alors Woolley a dit lui avoir suggéré d’avoir deux appareils de RCR à utiliser à Londres. Woolley a dit qu’il n’avait aucune raison précise de penser que Jackson avait besoin d’un appareil de RCR, mais l’avait suggéré par précaution. (AP)
« Je recueillais de l’information pour composer des projections et un budget », a témoigné Woolley. Boyle : Avez-vous discuté du fait que le Dr Murray donnait des injections de propofol à MJ ? Woolley : Non. Woolley n’a jamais discuté de la nécessité de tubulures intraveineuses et d’aiguilles. Il a dit que le médecin lui avait dit qu’il aurait peut-être besoin d’un assistant. Woolley a dit qu’ils n’avaient pas discuté de la nécessité d’une infirmière ou d’un médecin. « Nous n’avons pas parlé de ses services », a dit Woolley. (ABC7)
Boyle a montré un courriel que Woolley a envoyé au Dr Murray le 14 mai 2009. On y lit qu’il faisait un suivi auprès du Dr Murray. Courriel de Murray du 15 mai 2009 : Quant à la bonne foi envers mon client... Je suis sûr que vous savez que mes services sont déjà pleinement engagés auprès de MJ. Woolley ne se souvient pas du courriel et ne sait pas ce que « mes services sont déjà pleinement engagés » signifiait. « J’essayais d’être utile », a expliqué Woolley. Il a dit qu’il ne savait pas que le Dr Murray soignait MJ au nom d’AEG. Courriel du Dr Murray : Cher Timm, je comprends de votre dernier courriel que l’obtention de mon contrat prend un peu plus de temps que d’habitude... Le courriel disait que ses services étaient rendus de bonne foi et demandait, par réciprocité de bonne foi, que le paiement de mai soit déposé. « Je n’avais aucune entente avec le Dr Murray », a dit Woolley. (ABC7)
Boyle : AEG avait-elle une entente ? Woolley : Jamais. Il n’y a jamais eu d’entente complétée entre le Dr Murray et AEG. Woolley a dit qu’il n’avait aucune idée si AEG paierait le Dr Murray pour mai. Il a dit qu’il n’avait jamais lu le contrat. Woolley a témoigné qu’il aurait dit au Dr Murray qu’il ne serait pas payé tant que le contrat ne serait pas complété. Woolley a dit qu’il ne se rappelle pas précisément avoir reçu un courriel du Dr Murray avec ses coordonnées bancaires et une demande de paiement de 150 000 $. Woolley a dit qu’il ne se souvient pas s’il avait demandé au Dr Murray son numéro de compte bancaire. Le conseiller a dit qu’il recueillait l’information avec le Dr Murray pour la mettre dans un contrat. (ABC7)
Woolley a dit qu’il était travailleur autonome mais payé par AEG. Il a dit qu’il prenait ses ordres de Gongaware mais pas de Jackson. Woolley a écrit à Murray que le type de contrat dont il avait besoin pour travailler à la tournée « This Is It » était rare et devait être rédigé spécialement. Les deux hommes ont échangé de nombreux courriels en mai et juin 2009, Murray essayant d’obtenir qu’AEG paie ses honoraires de 150 000 $ par mois. (AP)
Un courriel du 28 mai de Woolley à Murray disait que le contrat du médecin était retardé parce qu’il s’agissait d’un médecin engagé pour un événement rare, partir en tournée. « Oui, pour autant que je sache, je disais la vérité », a dit Woolley. « Je le faisais patienter. » (ABC7)
Boyle voulait savoir si Woolley avait demandé pourquoi ils emmenaient le médecin. « Ne vous ai-je pas dit que c’était la demande de M. Jackson et que ce n’était pas à moi d’en douter ? » a répondu Woolley. (ABC7)
Woolley a dit que le Dr Murray venait de Vegas et que MJ vivait à Vegas pendant un certain temps. Woolley a écrit un courriel disant que la politique d’AEG dicte qu’on ne peut payer quelqu’un qu’avec un contrat entièrement signé. Il a dit le savoir d’après son expérience. (ABC7)
Woolley a témoigné qu’il avait transmis au Dr Murray le contrat que Kathy Jorrie lui avait envoyé. Il a dit qu’il ne l’avait pas lu. Boyle a montré à Woolley une chaîne de courriels entre lui et Kathy Jorrie. Il a dit qu’il ne se rappelait pas précisément la chaîne. Dans un courriel, Woolley s’excusait du retard à faire parvenir le contrat à Murray, disant qu’une fois le contrat signé, AEG pourrait payer le salaire de mai et juin. « Il n’y aurait aucun paiement avant une entente complète », a dit Woolley. (ABC7)
Woolley a transmis à Murray des ébauches de contrat préparées par l’avocate Kathy Jorrie et a aussi essayé d’obtenir les dossiers médicaux du médecin. Les dossiers médicaux étaient nécessaires pour un deuxième examen physique que les assureurs voulaient faire passer à Jackson afin d’obtenir une assurance supplémentaire pour la tournée. Woolley a dit qu’il ne se rappelait pas si Murray avait déjà fourni les dossiers médicaux à AEG. (AP)
Woolley a dit se souvenir que le Dr Murray avait le dossier médical de MJ de 2006 à 2009. Il était nécessaire pour obtenir l’assurance. Woolley a témoigné que le Dr Murray semblait être la personne qui détenait les dossiers, qui étaient nécessaires pour le souscripteur de l’assurance. (ABC7)
Woolley a dit qu’ils n’auraient pas eu besoin des unités de RCR avant d’aller au Royaume-Uni. Il n’a cité aucun prix pour l’appareil. Woolley a exprimé qu’il n’avait jamais discuté avec le Dr Murray du type de traitement qu’il donnerait à MJ. (ABC7)
Woolley a témoigné qu’il n’avait jamais vu aucune des ébauches du contrat entre le Dr Murray et AEG — il ne faisait que les transmettre. Brigitte Segal était la gérante de tournée personnelle de MJ, a dit Woolley. On n’a pas demandé à Woolley de faire une vérification des antécédents du Dr Murray et il ne sait pas si quelqu’un l’a déjà demandée. (ABC7)
Woolley a dit que le Dr Murray avait demandé un « locum », un terme médical britannique désignant une personne qui remplace un médecin. (ABC7)
Il a aussi dit qu’il n’avait jamais estimé combien coûterait l’obtention d’équipement de RCR à Londres, et qu’il n’avait jamais discuté de traitements médicaux avec Murray. Woolley a maintenu tout au long de son témoignage que Murray était le médecin personnel de Jackson et qu’il n’avait jamais eu d’entente avec AEG. Sa déposition a été prise par l’avocat des plaignants Kevin Boyle et il n’y a eu aucun contre-interrogatoire par les avocats d’AEG présenté aux jurés. (AP)
Ainsi s’est terminée la déposition de Woolley
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