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La poursuite échoue à lier Jackson à un complot

Mai
May.4_Michael Jackson.JPG Le procès de Michael Jackson a atteint la mi-parcours, la poursuite ayant clos sa preuve mercredi. La preuve du procureur de Santa Barbara, Thomas Sneddon, contre Jackson a duré plus de 10 semaines et a fait appel à plus de 80 témoins, dont l’accusateur, qui alléguait que Jackson l’avait agressé à au moins deux occasions, lui avait montré des magazines pour adultes et l’avait fait boire. Et la mère de l’accusateur, qui a affirmé que Jackson et ses associés avaient comploté pour la retenir, elle et sa famille, contre leur gré afin de réaliser une vidéo de réfutation destinée à réparer les dommages causés par l’entrevue de Martin Bashir avec Jackson. Cependant, l’exposé de la poursuite a été criblé de témoins problématiques, dont l’accusateur et sa mère, dont les témoignages ont vacillé sous le contre-interrogatoire serré de l’avocat de la défense de Jackson, Thomas Mesereau. De plus, le procureur a cherché à réparer les dommages causés à l’accusation de complot avec son dernier témoin, Rudy Provencio. Le témoignage de Provencio devait fournir le lien dont on avait désespérément besoin entre Jackson et d’autres coconspirateurs non inculpés, lien que le procureur n’avait pas réussi à établir avec le témoignage surprenant de Debbie Rowe, l’ex-épouse de Jackson, la semaine dernière. Cependant, le témoignage de Provencio n’est pas parvenu à lier Jackson à l’accusation de complot. Provencio a témoigné que l’associé de Jackson et coconspirateur non inculpé F. Marc Schaffel avait fait allusion à des « tueurs » qui s’en prenaient à la famille. Il avait demandé à Schaffel qui étaient les tueurs, et Provencio a témoigné que la réponse avait été : « Les tueurs qui en ont après la famille. » Provencio a dit qu’il s’était inquiété et avait communiqué avec un autre employé de Jackson, Vincent Amen, pour obtenir plus de détails. « Il m’a dit : “il n’y a pas de tueurs” », a dit Provencio. Amen lui avait dit que la seule menace venait d’autres élèves de l’école de l’accusateur, qui avaient harcelé le garçon à cause de son apparition avec Jackson dans le documentaire « Living With Michael Jackson ». Provencio a aussi témoigné que Schaffel avait traité la famille de l’accusateur de « stupides Mexicains » et avait dit un jour à Jackson, lors d’une conversation téléphonique, que la famille pouvait ruiner sa carrière et le faire chanter. « Ils pourraient ruiner votre carrière. Ils pourraient vous faire chanter. », a cité Provencio en rapportant les paroles de M. Schaffel. Il a aussi déclaré que Schaffel avait mis fin à une conversation téléphonique en disant qu’il ne pouvait pas parler parce qu’« ils venaient de s’échapper ». Il avait de nouveau appelé M. Amen, qui ne pouvait pas parler non plus parce qu’« ils venaient de s’échapper ». Provencio a aussi déclaré qu’un autre associé, Dieter Wiesner, avait suggéré à Jackson que la famille soit emmenée en Floride pour tenir une conférence de presse, et que Jackson avait répondu : « Je déteste faire ce genre de choses », et le témoin a poursuivi : « Michael a dit qu’il voulait aller quelque part d’amusant. » Mais lorsqu’on lui a demandé s’il y avait eu une autre discussion, Provencio a dit : « Pas vraiment. » En contre-interrogatoire, Provencio a admis être retourné compléter les notes de son journal aussi tard qu’il y a deux semaines, après que le service du shérif lui eut remis les notes pour examen. Provencio a témoigné qu’il tient régulièrement un journal depuis son enfance. « J’ai trouvé ça louche et ça allait si vite que, si je ne l’écrivais pas, je risquais de l’oublier », a expliqué Provencio. Mais Mesereau a souligné des incohérences dans les entrées de son journal, en particulier une entrée du 1er février 2003 où Provencio fait référence aux « tueurs » et une entrée du 2 février 2003 où Provencio écrit que la mère de l’accusateur « pète les plombs » à propos de quelque chose. Provencio a admis en contre-interrogatoire qu’il n’avait pas rencontré la famille de l’accusateur au 1er février 2003 et que ses notes pour cette période reposaient sur des ouï-dire. « Monsieur, vous êtes retourné écrire ces notes parce que vous vouliez être impliqué dans cette affaire », a dit M. Mesereau. « Mon Dieu, non. Et ruiner ma carrière? » a répondu Provencio. « Il se trouve simplement que toutes les dates sont fausses? » a poursuivi M. Mesereau. « Toutes les dates ne sont pas fausses », a répliqué le témoin. De plus, Mesereau a souligné pendant l’interrogatoire que Provencio n’avait rien mentionné, dans ses premières entrevues avec la police, au sujet de « tueurs » ni de l’implication de Jackson avec ces autres personnes à ce moment-là. Source : AP / Reuters / eMJey

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