Les tableaux d’appels téléphoniques de la poursuite
La substitut du procureur de district Mag Nicola a passé des heures lundi à montrer aux jurés des tableaux d’appels téléphoniques, principalement entre les téléphones de trois hommes désignés comme des coconspirateurs non identifiés, la mère du garçon qui accuse Michael Jackson d’attouchements sur un enfant et divers employés et avocats de Jackson.
L’avocat de la défense Robert Sanger s’est opposé à la présentation de la poursuite, disant qu’elle était cumulative et que sa pertinence n’était pas démontrée, mais le juge Rodney Melville a rejeté l’objection et a permis au détective du shérif Robert Bonner de poursuivre son exposé sur les appels téléphoniques.
Bonner a dit au jury que les appels individuels duraient de quelques minutes à 90 minutes. Sur le tableau figuraient les numéros de téléphone de Marc Schaffel, de Vincent Amen et de Frank Cascio, aussi connu sous le nom de Frank Tyson. Cascio, le plus actif, apparaissait sur le tableau comme ayant fait 38 appels à Schaffel et 19 à Amen en une seule journée. Les trois hommes ont été désignés comme des coconspirateurs non inculpés.
Pendant le contre-interrogatoire, Sanger a montré que le témoin ne pouvait relier M. Jackson à aucun des appels. « Dans tous ces relevés téléphoniques que vous aviez, avez-vous pu déterminer si Michael Jackson participait ne serait-ce qu’à un seul appel? » a demandé Sanger. « Non », a répondu Bonner.
Les appels ont commencé en février et se sont poursuivis le mois suivant, la première série d’appels s’étant accumulée durant un voyage à Miami effectué par Jackson, son entourage, son accusateur et sa famille. Les procureurs ont montré des appels à destination et en provenance de la suite présidentielle du centre de villégiature de Miami où le groupe a séjourné. Des témoins ont déclaré que Jackson avait loué la suite, mais que de nombreuses personnes l’occupaient.
On a aussi montré que de nombreux appels avaient été faits à l’assistante de Jackson, Evvy Tavasci, à Neverland, ainsi qu’aux domiciles du petit ami, maintenant mari, de la mère de l’accusateur et de ses parents. Quelques appels ont été faits à l’ex-épouse de Jackson, Deborah Rowe, et au bureau de son ancien avocat Mark Geragos.
En contre-interrogatoire, Sanger a soulevé la question de savoir qui avait réellement participé aux appels téléphoniques. Bonner a reconnu quelques faits clés, par exemple que de nombreuses personnes occupaient le bureau de Schaffel et qu’il était peu probable qu’un appel d’une minute au bureau d’un avocat aille au-delà de la réceptionniste. La défense a aussi montré que certains appels manquaient dans l’analyse de la poursuite. « Je sais que certains relevés n’ont pas été saisis dans l’ordinateur pour être analysés », a déclaré Bonner.
La poursuite n’a pas dit aux jurés en quoi les appels téléphoniques tracés appuyaient sa cause, mais on s’attend à ce qu’elle soutienne qu’ils montrent une activité frénétique visant à limiter les dégâts du documentaire « Living With Michael Jackson » et qu’ils corroborent le récit de la mère de l’accusateur, qui dit avoir été assaillie d’appels de Cascio pour qu’elle retourne à Neverland et participe à la vidéo de réfutation destinée à contrer le documentaire.
Marc Schaffel
Le nom de Schaffel est revenu à maintes reprises en lien avec les efforts visant à limiter les dégâts du documentaire « Living With Michael Jackson » et l’enlèvement présumé de la famille de l’accusateur.
Dans un témoignage inexpliqué lors du procès de lundi, une directrice de banque a déclaré qu’en avril 2003, Schaffel avait encaissé des chèques de 1 million et de 500 000 $ sur un compte dont lui et M. Jackson étaient les seuls signataires. Beverly Wagner a dit qu’elle avait pu obtenir l’approbation de l’opération, mais qu’elle ne savait pas à quoi servait l’argent.
Dans une poursuite civile distincte contre Michael Jackson, Schaffel affirme avoir eu avec Jackson d’importantes transactions financières portant sur des millions de dollars en prêts et en frais de production pour le documentaire de réfutation, ainsi que pour des virées de magasinage de Jackson.
On a demandé à M. Jackson comment il se sentait en quittant le tribunal à la fin de la journée. « Un peu mieux aujourd’hui », a-t-il dit.
Source : AP / eMJey
L’avocat de la défense Robert Sanger s’est opposé à la présentation de la poursuite, disant qu’elle était cumulative et que sa pertinence n’était pas démontrée, mais le juge Rodney Melville a rejeté l’objection et a permis au détective du shérif Robert Bonner de poursuivre son exposé sur les appels téléphoniques.
Bonner a dit au jury que les appels individuels duraient de quelques minutes à 90 minutes. Sur le tableau figuraient les numéros de téléphone de Marc Schaffel, de Vincent Amen et de Frank Cascio, aussi connu sous le nom de Frank Tyson. Cascio, le plus actif, apparaissait sur le tableau comme ayant fait 38 appels à Schaffel et 19 à Amen en une seule journée. Les trois hommes ont été désignés comme des coconspirateurs non inculpés.
Pendant le contre-interrogatoire, Sanger a montré que le témoin ne pouvait relier M. Jackson à aucun des appels. « Dans tous ces relevés téléphoniques que vous aviez, avez-vous pu déterminer si Michael Jackson participait ne serait-ce qu’à un seul appel? » a demandé Sanger. « Non », a répondu Bonner.
Les appels ont commencé en février et se sont poursuivis le mois suivant, la première série d’appels s’étant accumulée durant un voyage à Miami effectué par Jackson, son entourage, son accusateur et sa famille. Les procureurs ont montré des appels à destination et en provenance de la suite présidentielle du centre de villégiature de Miami où le groupe a séjourné. Des témoins ont déclaré que Jackson avait loué la suite, mais que de nombreuses personnes l’occupaient.
On a aussi montré que de nombreux appels avaient été faits à l’assistante de Jackson, Evvy Tavasci, à Neverland, ainsi qu’aux domiciles du petit ami, maintenant mari, de la mère de l’accusateur et de ses parents. Quelques appels ont été faits à l’ex-épouse de Jackson, Deborah Rowe, et au bureau de son ancien avocat Mark Geragos.
En contre-interrogatoire, Sanger a soulevé la question de savoir qui avait réellement participé aux appels téléphoniques. Bonner a reconnu quelques faits clés, par exemple que de nombreuses personnes occupaient le bureau de Schaffel et qu’il était peu probable qu’un appel d’une minute au bureau d’un avocat aille au-delà de la réceptionniste. La défense a aussi montré que certains appels manquaient dans l’analyse de la poursuite. « Je sais que certains relevés n’ont pas été saisis dans l’ordinateur pour être analysés », a déclaré Bonner.
La poursuite n’a pas dit aux jurés en quoi les appels téléphoniques tracés appuyaient sa cause, mais on s’attend à ce qu’elle soutienne qu’ils montrent une activité frénétique visant à limiter les dégâts du documentaire « Living With Michael Jackson » et qu’ils corroborent le récit de la mère de l’accusateur, qui dit avoir été assaillie d’appels de Cascio pour qu’elle retourne à Neverland et participe à la vidéo de réfutation destinée à contrer le documentaire.
Marc Schaffel
Le nom de Schaffel est revenu à maintes reprises en lien avec les efforts visant à limiter les dégâts du documentaire « Living With Michael Jackson » et l’enlèvement présumé de la famille de l’accusateur.
Dans un témoignage inexpliqué lors du procès de lundi, une directrice de banque a déclaré qu’en avril 2003, Schaffel avait encaissé des chèques de 1 million et de 500 000 $ sur un compte dont lui et M. Jackson étaient les seuls signataires. Beverly Wagner a dit qu’elle avait pu obtenir l’approbation de l’opération, mais qu’elle ne savait pas à quoi servait l’argent.
Dans une poursuite civile distincte contre Michael Jackson, Schaffel affirme avoir eu avec Jackson d’importantes transactions financières portant sur des millions de dollars en prêts et en frais de production pour le documentaire de réfutation, ainsi que pour des virées de magasinage de Jackson.
On a demandé à M. Jackson comment il se sentait en quittant le tribunal à la fin de la journée. « Un peu mieux aujourd’hui », a-t-il dit.
Source : AP / eMJey
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