Quarante-neuvième audience – projection d’un film mettant en scène Michael
Au début de l’audience d’aujourd’hui, un film enregistré il y a deux ans pendant la production de la deuxième partie du documentaire « Living with Michael Jackson » a été présenté. Après cela, la possibilité est apparue que les déclarations de Michael dans ce film — sur son pur amour des enfants — soient la défense complète qu’il présenterait en cour.

Montrer ce film est une tactique intéressante qui ne permet pas au procureur de poser des questions à Michael.
Dans ce film, Michael dit qu’avant de faire du mal à un enfant, il se couperait lui-même le poignet.
Dans le film, on voyait Martin Bashir, le producteur controversé du documentaire « Living with Michael Jackson », faire l’éloge de Michael devant les membres du jury en lui disant :
« Votre relation avec vos enfants est extraordinaire. Elle m’a presque fait pleurer. »
Michael répond :
« Je suis fou d’eux. Je les regarde dans les yeux chaque jour et je leur dis : “Je t’aime.” »
Dans le film, Michael appelle ses enfants un don divin.
Michael décrit aussi la période difficile de son enfance et dit qu’il aime les enfants pour leur innocence et qu’il ne leur fait jamais de mal.
« Les enfants ne me trahissent pas et ne me trompent pas. Ce sont les adultes qui m’ont déçu. »
Dans le film, il dit :
« Je ne suis pas fou. Je suis très intelligent. Un fou ne peut pas aller aussi loin. »
Ces séquences ont été filmées par Hamid Moslehi, le caméraman particulier de Michael, pendant que l’équipe de Martin Bashir s’occupait d’enregistrer son propre documentaire sur Michael.
Contrairement à ces affirmations, dans le documentaire « Living with Michael Jackson », Martin Bashir exprime son inquiétude au sujet de la relation de Michael avec les enfants.
Dans une scène de ce documentaire controversé, Michael apparaît aux côtés de celui qui était alors le plaignant, en se tenant par la main. Michael affirme qu’il a été autorisé à dormir dans sa chambre, et il décrit cela comme tout à fait innocent et pur. La diffusion télévisée de ce documentaire a suscité des inquiétudes chez certaines organisations de défense des droits de l’enfant, ce qui a eu pour conséquence l’assaut de la police sur Neverland.
On ne sait toujours pas de façon définitive si Michael tiendra aussi ces propos à la barre.
Après la projection du film, l’avocat de la défense, Carlos Velasco, a été appelé à la barre à la place du fils du jardinier de Neverland.

On a interrogé Velasco au sujet du fils de l’un des employés de Neverland — qui avait témoigné en cour avoir été agressé sexuellement par Michael.
Velasco a dit qu’il rencontrait ce garçon chaque année lors de la Journée de la famille à Neverland. Il a ajouté qu’ils avaient aussi été amis pendant leurs études secondaires.
L’avocat de la défense, Robert Sanger, lui a demandé :
« Avez-vous déjà entendu ou vu quoi que ce soit qui vous donnerait le sentiment qu’il ait été agressé sexuellement par Michael Jackson ? »
Velasco a répondu : « Jamais. »
Le procureur Auchincloss lui a aussi demandé si, pendant cette période, il avait déjà dormi dans le lit de Michael. La réponse de Velasco a été négative.
David LeGrand, l’un des anciens avocats de Michael Jackson, a lui aussi été appelé à la barre.
Pendant son témoignage, il a dépeint Michael comme un homme sans duplicité — devenu la victime de l’exploitation opportuniste de ses employés et berné par la tromperie de Martin Bashir.
Il a dit que Michael croyait à tort pouvoir prendre, dans une certaine mesure, le contrôle de la production de « Living with Michael Jackson ». Il a aussi dit que Michael avait commis une grave erreur en signant des contrats ambigus avec Martin Bashir. LeGrand a poursuivi en disant que ni Michael ni aucun de ses employés n’avaient eu l’occasion de passer en revue le film documentaire et son montage.
Il a témoigné qu’il ne faisait pas confiance aux hommes que Michael avait embauchés et qui travaillaient à Neverland, et qu’il savait qu’ils n’agissaient que dans leur propre intérêt.
« Je suis devenu méfiant à l’égard de chacun d’eux. Il semblait que tout le monde voulait tirer profit de Michael d’une façon ou d’une autre. »
LeGrand est venu à la barre pour témoigner à l’appui de l’affirmation des avocats selon laquelle Michael était devenu la victime d’un complot de ses employés. Ces employés sont les mêmes personnes que l’accusation a accusées d’avoir participé à un complot contre la famille du plaignant et de l’avoir séquestrée à Neverland sur ordre personnel de Michael.
LeGrand a dit que Michael avait décidé de confier ses affaires à Konitzer et à Wiesner, et avait congédié à la place les employés qui travaillaient pour lui depuis des années.
Il a dit avoir compris que ces deux personnes avaient utilisé à leur profit les quelque un million de dollars qui leur avaient été remis pour gérer les affaires de Neverland.
LeGrand a ajouté que deux semaines après avoir écrit une lettre à Konitzer pour lui demander des explications sur les 965 000 $ qui lui avaient été remis, il avait été congédié de son poste.
Il a aussi dit avoir rencontré au moins une fois à Neverland la mère de celui qui était alors le plaignant, et qu’elle semblait tout à fait heureuse d’y être. Il a poursuivi en disant que ses enfants couraient eux aussi dans la maison de Michael et s’y amusaient bien.
Il a ajouté qu’il avait identifié la famille du plaignant comme source de problèmes et avait dit au conseiller de Michael, Marc Schaffel, de la tenir à l’écart de Michael.
Il a aussi dit que la famille n’avait pas été séquestrée à Neverland.
Gordon Auchincloss, le représentant du procureur, s’est concentré dans son interrogatoire sur les points négatifs du documentaire « Living with Michael Jackson », et a affirmé que Michael Jackson s’inquiétait de la façon dont il répondrait à ces points négatifs après la diffusion du documentaire.
LeGrand a répondu que Michael était inquiet — mais pas au sujet de ce qui préoccupait l’esprit des autres.

« Il ne semblait pas que son esprit soit très préoccupé par le fait de ne pas montrer le visage de ses enfants dans ce film, ni par la signature d’un contrat avec Martin Bashir lui donnant le droit de visionner et de monter ce film avant sa diffusion. »
Quand on lui a demandé si Michael craignait que ce documentaire n’ait pas d’aspect positif, LeGrand a répondu :
« M. Jackson n’a pas utilisé le mot “positif”. Il parlait de vérité et d’honnêteté. »
À la fin de l’audience d’aujourd’hui, les avocats de la défense ont annoncé qu’ils avaient l’intention d’appeler l’un des témoins qui devaient être convoqués par l’accusation pour témoigner contre Michael. Cette personne était Vincent Amen, l’un des employés de Jackson. Selon les avocats de la défense, après que l’accusation a constaté que son témoignage contredisait les affirmations de la famille du plaignant, elle l’a retiré de sa liste de témoins.
Amen est l’un des cinq employés de Michael que l’accusation a accusés d’avoir participé à un complot contre la famille du plaignant. Ces cinq personnes ne font actuellement l’objet d’aucune poursuite judiciaire.
En contre-mesure, l’accusation s’est opposée au témoignage d’un autre employé de Jackson concernant sa relation sexuelle avec la sœur du plaignant, qui avait 16 ans à l’époque. L’accusation a affirmé que cette question n’avait rien à voir avec l’affaire de Michael Jackson.
LeGrand a aussi dit que la mère du plaignant avait rejeté une offre de 25 000 $ des employés de Jackson pour signer une plainte contre Martin Bashir, le producteur du documentaire « Living with Michael Jackson ».
Pour terminer, LeGrand a déclaré qu’au moment où les accusations ont été portées, en 2003, Michael avait des problèmes financiers.
Source : Presse canadienne / NBC / AP / CNN
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