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Michael Jackson
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Les déclarations d’ouverture au procès Jackson

Mars
Les bases ont été posées aujourd’hui au procès de Michael Jackson lorsque, comme le veut l’usage, l’accusation a présenté sa déclaration d’ouverture, suivie de la défense, ouvrant la voie à une vision plus claire de la manière dont chaque camp pourrait aborder l’affaire. L’accusation a tenté de dépeindre Jackson comme un pervers, un pédophile, attirant de jeunes garçons, les abreuvant d’alcool et les utilisant pour satisfaire ses caprices. La défense, de son côté, a présenté la famille comme ayant des antécédents de mensonges et d’escroqueries envers toute une série d’autres célébrités, dont certaines avaient refusé les demandes d’aide financière de la mère de l’accusateur, mais l’humanité et la compassion de Jackson l’auraient attiré dans « un piège » tendu par la famille Arvizo. Avant le début des déclarations d’ouverture, le juge Melville a lu l’acte d’accusation au jury, soit vingt-huit actes manifestes qui auraient été commis dans le cadre d’une accusation de complot, et il a aussi présenté les noms de cinq co-conspirateurs non inculpés qui auraient tous comploté pour maintenir l’accusateur et sa famille dans le silence et sous la contrainte, tandis que Jackson utilisait la famille comme mesure de contrôle des dégâts. Tous les co-conspirateurs sont des employés de Jackson. Après une demande du procureur Thomas Sneddon d’utiliser le nom de l’accusateur, en invoquant la difficulté de devoir caviarder les noms pour garantir l’anonymat, le juge a autorisé que l’accusateur de Jackson soit désigné par son nom, Gavin Arvizo. L’accusation Dans sa déclaration d’ouverture, Tom Sneddon a affirmé qu’après la diffusion d’un documentaire préjudiciable, lorsque « le monde de Jackson a été ébranlé » (non pas au sens musical, bien sûr, mais au sens d’un préjudice bien réel), Jackson avait utilisé toute la famille pour réfuter la publicité négative, et il a ajouté qu’à ce moment-là Jackson était « lourdement endetté » depuis environ un an. Cela a provoqué une objection de l’avocat de la défense Tom Mesereau, qui a été retenue par le juge, celui-ci précisant qu’il ne s’était pas encore prononcé sur l’admission des informations financières comme preuves. Le procureur a déclaré que le célèbre documentaire de Martin Bashir était une tentative de Jackson de relancer sa carrière déclinante, mais que sa diffusion s’était révélée être « un désastre total » et à l’opposé de ce que Jackson avait imaginé. C’est alors, selon le procureur, que Jackson aurait soigneusement cherché l’aide de la famille, et surtout de Gavin Arvizo, pour brosser un beau portrait de Jackson comme quelqu’un de sensible au sort d’un patient atteint de cancer. Sneddon a poursuivi en disant qu’en invitant l’accusateur et sa famille dans son immense propriété, le ranch de Neverland, dès le tout premier jour de l’arrivée du garçon, le chanteur n’avait pas perdu de temps pour lui présenter du matériel sexuellement explicite, en lui faisant visiter des sites web montrant des corps nus. Tout cela en présence de Frank Cascio, l’un des cinq co-conspirateurs non inculpés, et du propre fils de Jackson, Prince Michael. Le procureur a dit que les attouchements avaient eu lieu après ces événements, en février ou mars 2003, alors que le garçon avait 13 ans. Il a décrit deux incidents précis d’attouchements, dont un où Jackson aurait glissé la main dans le caleçon du garçon et les aurait masturbés, lui et le garçon. Sneddon a ensuite évoqué des cas de matériel pornographique trouvé à divers endroits de Neverland et a aussi dit qu’il y avait des témoins pour corroborer le fait que Jackson avait fait boire de l’alcool au jeune accusateur. Le matériel explicite saisi à la suite de la série de mandats de perquisition délivrés pour le ranch du chanteur porte les empreintes digitales de l’accusateur, de son frère et, dans certains cas, à la fois celles de Jackson et des accusateurs. Sneddon a aussi brièvement mentionné d’autres célébrités que l’accusateur avait rencontrées par l’intermédiaire du Laugh Factory, propriété du patron de club d’humour Jamie Masada. L’acte d’accusation, qui n’avait pas été rendu public jusqu’à présent, affirmait que Frank Cascio a menacé l’accusateur en lui disant que « Michael pouvait faire disparaître la famille » et a aussi ajouté : « Je pourrais faire tuer ta mère. » Faire disparaître la famille a peut-être été un projet, si l’on en croit un récit étrange de la famille selon lequel les employés de Jackson auraient tenté, dans un accès de panique, de transporter toute la famille au Brésil. Ronald Konitzer, Dieter Wiesner, Marc Schaffel et Vincent Amen sont également désignés comme co-conspirateurs. À la fin de sa déclaration, Sneddon a admis que l’affaire paraîtrait compliquée et qu’elle exigerait le témoignage de nombreux témoins pour raconter l’histoire. Après une déclaration d’ouverture de trois heures par le procureur, qui avait échoué il y a plus de dix ans à poursuivre Jackson pour pédophilie, l’avocat de la défense Thomas Mesereau a pris la parole pour sa propre déclaration d’ouverture. La défense Soulignant que c’était un honneur de représenter Jackson, l’avocat de la défense Thomas Mesereau a fait un excellent travail pour dépeindre la famille accusatrice comme des escrocs, la mère de l’accusateur comme une opportuniste se servant de la maladie de son fils pour soutirer de l’argent à une foule de célébrités (Jay Leno, l’humoriste George Lopez et une actrice de la série télévisée « Le Prince de Bel-Air »), tout en contrant les déclarations faites plus tôt par Sneddon. Mesereau a égrené une liste d’escroqueries financières attribuées à Janet Arvizo (la mère de l’accusateur), qui, de son propre aveu, « n’en finissent pas », et a relaté au jury de nombreux incidents où la femme avait tenté d’extorquer de l’argent à des célébrités et, après des tentatives infructueuses, leur avait infligé des poursuites frivoles. Certaines de ces célébrités ont refusé de céder à la demande d’aide financière de la femme, tandis que Jackson s’est montré compatissant envers le sort de l’accusateur, alors atteint d’un cancer. Dans un cas, la mère de l’accusateur a reçu 20 000 $ d’un humoriste, qui affirmait que les fonds serviraient à son fils, alors qu’elle les a dépensés pour s’offrir des téléviseurs, des CD et des systèmes de divertissement à domicile. La femme avait aussi parlé un jour au téléphone avec l’animateur du « Tonight Show », Jay Leno, qui a ensuite dénoncé ses demandes d’aide financière et dit à la police de Santa Barbara que la femme cherchait « une cible ». La mère de l’accusateur avait aussi approché des célébrités comme Mike Tyson, Jim Carrey et Adam Sandler. Mais, a noté Mesereau : « La célébrité la plus connue est devenue leur cible : Michael Jackson. » Réfutant les affirmations de l’accusation sur Neverland, Mesereau a déclaré : « Nous prouverons que Neverland n’est pas un refuge pour des actes criminels, un appât pour des attouchements, un aimant à crimes. » Les intentions du chanteur envers l’adolescent accusateur étaient honorables, a dit Mesereau, soulignant que Jackson avait pris du temps sur sa carrière pour aider l’enfant, sans savoir que « la famille du garçon lui avait tendu un piège ». En décrivant le genre d’aide que Jackson avait apportée lorsque l’enfant était malade, Mesereau a dit que l’artiste lui avait conseillé de s’imaginer qu’il jouait à Pac-Man et que les cellules cancéreuses se faisaient dévorer. Mesereau a aussi fait référence à un témoin récemment ajouté à la liste de la défense, mais extrêmement solide malgré tout, qui avait travaillé comme assistante juridique pour l’avocat représentant la famille dans l’affaire JC Penney, un autre des règlements financiers de la famille. Le témoin affirme que la mère avait inventé ses allégations dans cette affaire civile précise et qu’elle avait hésité à se manifester parce que la mère avait un jour proféré des menaces en disant qu’elle avait des proches dans la mafia mexicaine. L’avocat de la défense a aussi remis en question la logique d’agresser le jeune garçon après la diffusion du documentaire accablant, à la suite de laquelle la pop star faisait l’objet d’un examen public intense, remettant peut-être aussi en cause la chronologie des abus. Il a également réfuté les récits de séquestration avancés par la mère, en précisant que la maison d’amis où la famille aurait été retenue contre son gré était aussi, soit dit en passant, la suite que demandaient personnellement Elizabeth Taylor et Marlon Brando lors de leurs visites au ranch de Neverland de Jackson. L’avocat de la défense a aussi souligné les dépenses exorbitantes de la famille en achats sur le compte de Jackson alors qu’elle était censée être retenue en otage. La déclaration de Mesereau a été interrompue à la fin de l’audience, lundi en fin d’après-midi, mais se poursuivra mardi à 8 h 30. Source : thesmokinggun.com / AP / MJJForum / eMJey

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