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Le juge autorise l’audition des allégations passées au procès de Michael Jackson

Mars
Dans une décision rendue lundi, le juge Rodney Melville a autorisé l’introduction des allégations passées dans le procès de Jackson, permettant aux jurés d’entendre les allégations portées par cinq autres garçons âgés de 10 à 13 ans au début des années 1990, selon l’accusation. Bien que l’accusation ait présenté à l’origine sept accusateurs de ce genre, le juge en a écarté deux sans donner de raison. Le procureur Tom Sneddon a dit qu’un des garçons des cinq affaires antérieures se présenterait et que sa mère témoignerait aussi. Cette affaire concernait un garçon qui aurait été impliqué dans un incident en 1990 et qui avait reçu de Jackson un règlement de 2,4 millions de dollars en 1994. L’accusation promet de faire venir à la barre une série de témoins pour déposer sur le comportement inapproprié de Jackson envers ces accusateurs. L’avocat de la défense Thomas Mesereau a demandé au juge Melville d’exclure ces témoignages en affirmant que les renseignements proviennent de tiers, et a signalé le cas d’un ancien employé de Jackson qui avait poursuivi l’artiste par le passé, avait perdu et s’était vu ordonner de verser 1 million de dollars en dommages-intérêts à Jackson. « Comment pouvez-vous simplement permettre à un défilé de tiers d’entrer sans aucune victime ? » a demandé Mesereau pendant les plaidoiries. Parmi les cinq garçons que l’accusation prétend avoir été agressés par Jackson dans le passé figure l’acteur et ami de longue date de Jackson, Macaulay Culkin. « Il y a Macaulay Culkin, qui a dit à maintes reprises qu’il n’avait jamais été agressé », a dit Mesereau. Culkin peut confirmer cette affirmation de Mesereau, puisque l’acteur a nié à maintes reprises et avec véhémence tout méfait ou comportement inapproprié de la part de Michael Jackson à son égard. Le procureur a aussi promis le témoignage de la mère d’un garçon qui avait conclu un règlement de plusieurs millions de dollars avec Jackson en 1993. Dans ce cas, l’accusateur, ou la victime présumée selon l’accusation, ne témoignera pas. La décision de lundi a suscité une vive opposition de l’avocat de la défense Thomas Mesereau, qui a exhorté le juge à tenir compte des preuves présentées jusqu’ici dans la présente affaire contre Jackson. « Vous devez considérer à quoi ressemble l’affaire », a-t-il dit. « Elle a l’air très mal en point et ça va empirer. Vous ne pouvez pas empêcher la défense de présenter une défense complète, et je le pense vraiment. » Bien que les allégations antérieures portées contre un accusé ne soient habituellement pas recevables dans les affaires criminelles, la loi californienne a été modifiée en 1995 et des exceptions ont été accordées précisément dans les affaires d’agression sexuelle et de violence conjugale. Jackson n’était pas présent pendant les plaidoiries, mais il est arrivé plus tard sous les acclamations des admirateurs rassemblés devant le palais de justice. Après la décision, l’humoriste George Lopez est monté à la barre et a raconté avoir aidé l’actuel accusateur de Jackson, alors aux prises avec le cancer. Lopez a dit en être venu à croire que le père du garçon s’intéressait davantage à l’argent qu’à l’aide à son fils. Il a témoigné que le père avait accusé l’humoriste d’avoir volé 300 $ dans le portefeuille du garçon. Lopez a dit avoir fini par couper les ponts avec la famille à cause des demandes d’aide fréquentes et agressives du père. Lorsque le père lui a demandé ce qu’il devait dire à son fils, Lopez a témoigné avoir répondu : « Dites-lui que son père est un extorqueur. » La défense soutient que Lopez, vedette de la comédie de situation « George Lopez » d’ABC et humoriste invité au Laugh Factory appartenant à Jamie Masada, fait partie des célébrités ciblées par la famille de l’accusateur dans des stratagèmes pour faire de l’argent. Mais l’accusation soutient que de tels stratagèmes, s’il y en avait, étaient l’œuvre du père du garçon, aujourd’hui divorcé de la mère. Source : AP/MJJForum/eMJey

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