Séance 2 du tribunal : Martin Bashir passe une rude journée
La forte réticence de Martin Bashir à participer à ce procès et à figurer sur la liste des témoins l’avait amené à déposer une demande auprès du tribunal pour en être dispensé. Mais les efforts de Bashir n’ont servi à rien, et il s’est finalement retrouvé sur la « sellette » du tribunal. Martin Bashir, producteur du documentaire « Living with Michael Jackson » et ancien reporter de la BBC qui travaille actuellement pour le réseau américain ABC, est entré dans la salle d’audience sans prêter la moindre attention à la haie de journalistes rassemblés dans l’enceinte du palais de justice de Santa Maria.
Michael Jackson a accompagné l’arrivée de Bashir de regards furieux. En voyant un homme qu’il tenait pour responsable de ses ennuis, Michael, murmurant entre ses dents « C’est Martin », l’a pointé du doigt à plusieurs reprises.
Bashir, premier témoin appelé à la barre, avait été inscrit sur la liste des témoins de l’accusation pour être présent lors de la projection de son documentaire sur Michael Jackson au tribunal.
Bashir n’a même pas jeté un regard à Jackson et s’est dirigé directement vers la zone réservée au public jusqu’à ce qu’il soit appelé à la barre.
Après que le procureur lui eut posé quelques questions de routine sur sa profession, il a montré aux membres du jury le documentaire de 150 minutes « Living with Michael Jackson ». Puis est venu le tour de Thomas Mesereau, l’avocat principal de Michael, de poser des questions à Martin Bashir, des questions qui ressemblaient à un jeu du chat et de la souris.
Martin Bashir, qui s’est senti extrêmement mal à l’aise dès qu’il a pris place à la barre, s’est excusé à plusieurs reprises de ne pas pouvoir parler directement dans le microphone. « Excusez-moi. Je ne suis pas très grand. »
Dès les premières questions de Mesereau, le malaise de Bashir s’est accentué. Mesereau a commencé par rappeler au tribunal une plainte d’un responsable d’une chaîne de télévision britannique contre Martin Bashir au sujet de son style de journalisme, et qu’il avait été accusé d’avoir falsifié des signatures.
Michael Jackson avait accusé Bashir de l’avoir trompé et, en compliquant ses déclarations dans ce documentaire, d’avoir créé les conditions pour que des accusations d’abus sexuels soient portées contre lui.
Lorsque Thomas Mesereau a demandé à Bashir d’expliquer comment Jackson l’avait encouragé à réaliser ce documentaire, son avocat de la défense a interrompu à plusieurs reprises le processus d’interrogatoire en invoquant les droits légaux de son client concernant l’absence de contrainte de répondre aux questions relatives à ses films non publiés.
Comme l’avocat objectait à chaque question de Mesereau, ce dernier a transformé le titre « M. Bashir », qu’il employait pour s’adresser à Martin Bashir, en « Monsieur », sur un ton sarcastique et moqueur.
Pendant toute cette séance, Michael s’est impatienté devant le refus de Bashir de répondre aux questions et a clairement montré sa frustration par son expression faciale et son comportement.
À la fin, l’avocat de la défense a demandé au juge de convoquer de nouveau Martin Bashir à la barre lors des prochaines séances du tribunal, mais cette fois comme témoin pour les avocats de la défense.
Source : eMJey.com / Yahoo News
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