L’envers du procès de Michael Jackson – des munitions pour la défense
Dans le procès de Jackson, la vedette accusée Michael Jackson n’est certainement pas la seule à être jugée, comme le montre la façon dont l’avocat de la défense de Jackson prépare le terrain pour sa cause. L’accusateur et sa famille sont loin d’une « victime » typique; en fait, c’est tout le contraire, la famille traînant elle-même un lourd bagage.
La défense de Jackson va probablement exploiter de façon stratégique les difficultés financières de la famille, ses poursuites antérieures, la santé mentale de la mère de l’accusateur, un père violent et un divorce qui a laissé la famille dans de nombreuses situations désespérées.
L’accusateur et ses deux frère et sœur, considérés comme les témoins les plus importants du procès de Jackson, ont déjà donné des témoignages contradictoires devant un jury, l’avocat de la défense Thomas Mesereau réussissant à entamer leur crédibilité.
La mère, qui nourrissait l’espoir que sa progéniture atteigne les richesses d’Hollywood, a plutôt trouvé des moyens de soutirer de l’argent à certaines des grandes personnalités d’Hollywood. Seule l’équipe juridique de Jackson sait combien d’informations potentiellement dommageables elle détient sur la famille. Les dossiers publics disponibles contiennent des allégations concernant la santé mentale de la mère, la faillite des parents en 1993 et les tentatives de la famille de tirer profit du cancer du fils, ainsi que de l’affaire contre Jackson.
Des célébrités liées au désormais tristement célèbre « Laugh Factory », un camp d’humour où l’accusateur et ses frère et sœur suivaient des cours, ont avancé des affirmations qui corroborent la thèse de la défense selon laquelle la famille manigançait d’extorquer de l’argent en se servant de la lutte de l’accusateur contre le cancer comme levier.
Les avocats de la défense pourraient se servir de la victoire dans la poursuite contre J.C. Penney, où la famille avait été retenue pour vol à l’étalage. Les autorités du magasin de détail affirment que le garçon et son père étaient coupables et ont ignoré les appels des agents de sécurité, qui ont ensuite dû maîtriser le père et menotter la mère après qu’elle eut tenté d’attaquer l’agent de sécurité, selon les documents judiciaires. En septembre 2001, la famille a reçu un règlement à l’amiable de 152 000 $.
Au moins deux documents judiciaires mentionnent que la mère a été diagnostiquée comme « délirante et schizophrène » par des psychiatres dans l’affaire Penney’s. L’un des avocats de Jackson, en assignant des dépositions dans cette affaire, a dit que le matériel recherché comprenait « le diagnostic de [la mère] de schizophrénie paranoïde avec délires ».
Les parents de l’accusateur ont divorcé en 2001, laissant la mère avec la garde exclusive de ses trois enfants après qu’un juge eut accordé une demande d’ordonnance de non-communication contre son ex-mari en raison de sa violence. En 1993, alors qu’ils étaient encore mariés, le couple a déposé son bilan personnel, déclarant un actif de 2 795 $ et un passif de près de 30 000 $, dont près de 11 500 $ de dettes de carte de crédit.
Le procès de Jackson est, assez curieusement, profondément enraciné dans le documentaire de Bashir sur l’artiste, « Living With Michael Jackson », dont on dit qu’il a provoqué des enquêtes sur la relation de la vedette avec les enfants, en particulier avec l’accusateur actuel de Jackson, qui apparaissait dans le documentaire. La défense soutient que les allégations d’attouchements se sont matérialisées à la suite des tentatives infructueuses de la mère de soutirer de l’argent à Jackson pour l’apparition de son fils dans le documentaire, bien que dans son témoignage devant le grand jury l’an dernier, elle ait nié avoir demandé de l’argent à Jackson. « Je ne veux pas de l’argent du diable », a-t-elle dit.
Les accusations de complot découlent de ce que la poursuite décrit comme une tentative de Jackson et de ses coconspirateurs de retenir la famille sous la contrainte afin de la forcer à enregistrer une vidéo de réfutation du documentaire dommageable.
Lorsqu’on lui a demandé comment elle avait réussi à avoir l’air sincèrement heureuse et reconnaissante envers les gestes de charité de Jackson dans la vidéo de réfutation, la mère a dit au grand jury qu’elle avait l’habitude de « faire semblant » d’être heureuse au milieu de l’adversité, car ses années à endurer les mauvais traitements de son ex-mari lui avaient donné cette expérience. Elle a ajouté : « Alors oui, je suis devenue vraiment bonne pour sourire. Je suis devenue vraiment bonne pour faire semblant que tout allait bien. »
Source : LATimes / MJJForum / eMJey
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