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Communauté de fans indépendante · Depuis 2003

Michael Jackson
Fans unis

12 septembre 1997 — le réseau ABC

Interviews

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Michael : Ils vous suivent. Ils vous poursuivent avec leurs motos

[un autre bruit semblable au son d’un moteur]

Barbara Walters : Et ils vous coupent la route ?

Michael : Oui, et je dois dire au chauffeur : ”Ralentis“ Je saute d’un coup au milieu et je dis : ”Tu nous fais tuer tous, ralentis !“ Je l’ai fait à maintes reprises… ”Tu nous tues“… et le chauffeur sort de la voiture et crie sur eux.

Barbara Walters : Vous savez, il existe un débat selon lequel vous comptez sur la publicité pour vendre vos albums… pour vos concerts… les choses que vous voulez…

Michael : Quand je suis satisfait de quelque chose, oui

Barbara Walters : Mais vous ne pouvez pas toujours contrôler la presse. Vous ne pouvez pas être satisfait de tout. Vous ne pouvez pas les faire entrer dans votre vie et les utiliser pour la publicité, puis, d’un coup, pour une raison précise, les mettre dehors et dire qu’ils n’ont plus le droit d’interférer.

Michael : Pourquoi pas, on peut.

Barbara Walters : D’accord, comment vous faites ? Où est la frontière entre les deux ?

Michael : Je sais moi-même comment faire ça et comment les arrêter… et c’est une chose que vous ne devriez pas faire. Vous ne devriez pas dire ”C’est un animal… c’est un“… vous ne devriez pas dire ”Jaco“… Je ne suis pas un Jaco… Je suis Jackson.

Barbara Walters : Qu’est-ce que vous ressentez quand on vous dit ça…

M : Oui… et alors, où est le Jaco ? D’où ça vient ? De certains de ces tabloïds anglais. J’ai un cœur, je ressens. Quand vous faites ça avec moi, je le ressens. Ce n’est pas juste. Ne le faites pas. Je ne suis pas un idiot.

Barbara Walters : Certains disent que c’est vous qui augmentez l’attention que les gens vous portent.

Michael : Non, je ne fais pas ça…


Barbara Walters : Bien… le masque… les comportements mystérieux

Michael : Il n’y a aucun comportement mystérieux. Il y a des moments où… quand j’ai un concert et que je veux que tous les gens qui aiment venir puissent venir et profiter du concert.

Il y a aussi des moments où vous voulez être dans votre propre intimité… quand vous mettez votre pyjama et que vous allez dormir…

 

Vous éteignez la lumière [il produit un bruit en imitant le fait d’actionner l’interrupteur]… et vous vous allongez… Là, c’est votre intimité. Vous allez au parc. Je ne peux pas y aller. Alors j’ai construit mon propre parc à Neverland. Un lac, un cinéma, un parc d’attractions… c’est tout ce dont je peux profiter.

 

Barbara Walters : Je ne veux pas que ça ressemble à une insulte. Je veux juste être honnête avec vous. Mais vous êtes, dans une certaine mesure, assez étrange : vous dites toujours le minimum de ce qu’on peut dire. Votre façon de vous habiller, votre apparence… tout ça attire l’attention des autres. Une apparence avec laquelle vous avez grandi, c’est inhabituel. Vous ne pensez pas que c’est ça qui appelle les paparazzis vers vous ?

Michael : Non [il secoue la tête]…

Non… peut-être que j’aime vivre comme ça. J’aime m’habiller comme ça. Je ne veux vraiment pas les paparazzis. Mais s’ils viennent, ils doivent être gentils. Dire la vérité… écrire des choses positives.

Barbara Walters : Michael, est-ce que le rôle d’un journaliste ou de la presse, c’est d’être gentil ?