Les avocats de la défense, lors de la séance d’aujourd’hui, en appelant plusieurs témoins à la barre, ont dépeint la mère de l’accusateur comme une femme cupide et trompeuse qui a mis en œuvre de nombreuses combines pour obtenir l’argent des autres et qui rejetait avec violence toute aide autre que financière.
Les avocats de la défense ont aussi dit que la mère de l’accusateur avait exploité le séjour de son fils à Neverland et, sous divers prétextes, reçu une aide financière de Michael Jackson.
Marion Arvizo, l’ex-belle-sœur de la mère de l’accusateur, a témoigné aujourd’hui. Elle a dit que lorsqu’elle avait décidé de donner son propre sang pour aider le neveu de son frère malade (l’actuel accusateur, celui de Michael), la mère de l’accusateur lui avait dit :
« Je n’ai pas besoin de ton putain de sang. » Tandis que la témoin se mettait à pleurer, elle a poursuivi : « Elle a dit : j’ai besoin d’argent. »
Après la tante de l’accusateur, la rédactrice en chef d’un journal social a été appelée à la barre. Elle a dit qu’en 1999, la mère de l’accusateur l’avait convaincue d’imprimer dans ce journal un texte sur son fils malade, afin que les gens soient encouragés à apporter une aide financière à cette famille.
Connie Keenan a dit que, selon les affirmations de la mère de l’accusateur, elle avait douté du coût de 12 000 $ par injection pour son fils, et qu’elle s’était sentie mal à l’aise à l’idée de publier le nom et l’adresse personnelle de la mère de l’accusateur dans le journal pour recevoir des dons du public.
Elle a ajouté qu’après la publication du premier article, la mère de l’accusateur l’avait appelée et lui avait demandé d’écrire un autre article, parce que le premier n’avait pas rapporté assez d’argent.
S’adressant à Thomas Mesereau, l’avocat de la défense, elle a dit :
« Cette conversation a duré presque une minute vingt secondes. Je ne voulais plus lui parler parce que je savais que, même à ce stade, j’avais déjà été dupée. »
Un autre témoin aujourd’hui était un employé de la Sécurité sociale. Il a dit que lorsque la mère de l’accusateur remplissait la demande d’aide financière auprès de cet organisme, elle n’avait rien mentionné des 152 000 $ qu’elle avait obtenus seulement 10 jours avant cette demande lors d’une affaire judiciaire, ni des 7 000 $ que Michael Jackson avait versés à la famille de l’accusateur pour des frais de shopping et d’autres dépenses.
Les dates mentionnées montrent que la mère de l’accusateur a reçu ces 7 000 $ de Michael pendant la période durant laquelle, selon ses dires, elle était emprisonnée à Neverland, et qu’avec cet argent elle a acheté des vêtements chers et des produits cosmétiques et dîné dans des restaurants de luxe.
Mike Radakovich a poursuivi en disant qu’au moment même où la mère de l’accusateur recevait l’aide de milliers de dollars de Michael Jackson, l’organisme de Sécurité sociale lui versait aussi 769 $ chaque mois.
Radakovich a dit que l’organisme n’en avait pas connaissance, et qu’en fait les agissements de la mère de l’accusateur constituaient une sorte de fraude.
L’expert juridique Jim Moret a lui aussi dit que la mère de l’accusateur avait reçu de l’argent d’autres personnes par la mise en scène et la tromperie.
« Elle recevait de l’argent de son petit ami. Elle recevait de l’argent de Michael Jackson, et en même temps elle recevait aussi des chèques de l’organisme de Sécurité sociale. »
Lors de la séance d’aujourd’hui, deux chèques de 10 000 $ que la mère de l’accusateur avait reçus il y a deux ans pour les frais de traitement du cancer de son fils ont aussi été mentionnés.
Maria Gomez est de nouveau venue à la barre aujourd’hui et a confirmé l’existence d’une sonnette d’alarme à l’extérieur de la chambre de Michael.
Le frère de l’accusateur avait témoigné qu’en passant dans le couloir menant à la chambre de Michael, il avait entendu la sonnette retentir. Il avait ensuite affirmé avoir vu Michael abuser sexuellement de son frère dans sa chambre.
Les avocats de la défense estiment que, malgré un tel dispositif d’alerte, le frère de l’accusateur n’aurait pas pu voir Michael dans sa chambre commettre l’acte allégué.
À l’inverse, l’accusation a soutenu que le son de la sonnette n’était pas assez fort pour alerter Michael lorsque le frère de l’accusateur passait dans le couloir.
En réponse à cette affirmation de l’accusation, Gomez a dit à la barre qu’un test effectué plus tôt cette année sur la sonnette avait montré que son son n’avait pas changé depuis plusieurs années.
Les avocats de la défense ont annoncé lors de la séance d’aujourd’hui que mardi, ils appelleraient Jay Leno et Chris Tucker à témoigner devant la cour.
Ils ont aussi dit avoir l’intention de convoquer à la barre la fille de 9 ans de Mike Brando et le petit-fils de Marlon Brando.
L’accusation s’est opposée à cette décision des avocats de la défense.
Marlon Brando a passé du temps avec Michael à Neverland dans les dernières années de sa vie.
Source : Santa Maria News / Associated Press / Reuters
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