Poursuite de Jackson contre le club de Jay-Z pour des redevances
Michael Jackson et R. Kelly figurent parmi une douzaine d’éditeurs de musique qui se sont regroupés contre le 40/40 Club de Jay-Z dans une poursuite fédérale pour des redevances qui auraient été rognées. Le populaire 40/40 Club, dont Jay-Z et deux partenaires d’affaires sont copropriétaires, aurait contourné les règles de licence pour divertir sa clientèle avec des « exécutions publiques non autorisées d’œuvres musicales », selon la poursuite déposée hier devant un tribunal fédéral de Manhattan.
Broadcast Music Inc. a mené la charge au nom de Jackson et de plus d’une douzaine d’artistes et de sociétés d’édition musicale, réclamant des dommages-intérêts non précisés pour violation du droit d’auteur aux copropriétaires du club, Desiree Gonzalez, qui a la responsabilité principale de l’exploitation et de la gestion, et Juan Perez.
Jay-Z, de son vrai nom Shawn Carter, n’est pas nommé.
« Billie Jean » et « Don’t Stop » de Jackson, « Thoia Thoing » de R. Kelly et « Gold Digger » de Kanye West, Ray Charles et Renald Richard figuraient parmi sept chansons sans licence jouées au club lors d’une visite aléatoire d’un chercheur de BMI pendant deux soirs de mars 2006.
Même le chanteur Pharrell Williams, qui a collaboré avec Jay-Z, a vu sa chanson « Touch » jouée sans licence.
Le porte-parole de BMI, Jerry Bailey, a dit que l’entreprise détient les droits de licence de 6,5 millions de chansons, soit la moitié de celles qui sont jouées aux États-Unis, et qu’elle a tenté en vain d’accorder une licence au 40/40 Club depuis son ouverture en 2003. Le bar sportif et salon de la 25e Rue Ouest se vante d’un espace à plusieurs niveaux de 4 millions de dollars, doté de dizaines de téléviseurs pour regarder des événements sportifs et de plusieurs salles VIP privées.
Michael Shen, un avocat du club, a dit qu’il n’avait pas encore vu la poursuite et a refusé de commenter davantage.
Cette action en justice survient un mois après que l’établissement de nuit a fait l’objet d’un recours collectif pour avoir prétendument gardé une part des pourboires des employés en violation des lois sur le salaire minimum.
Celeste Williams, ancienne serveuse au 40/40, a accusé le club de « refuser délibérément de payer [ses employés] au salaire minimum légalement exigé » depuis l’ouverture de l’établissement en 2003.
Son avocat a soutenu que 100 employés ont été floués — bien que la direction du club ait dit que Williams n’avait travaillé au 40/40 que quatre jours en décembre 2005 — dans la poursuite qui réclame des dommages-intérêts non précisés.
Source : Nypost/MJJForum/eMJey
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